REFLECTIONS ON THE READINGS OF PALM SUNDAY (April 13, 2014)

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Weekly Bulletin Staff: Marlene Rigaud Apollon, Sister Jamie Phelps PHD, Deacon Paul Dorsainville
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Weekly Bulletin: April 13, April 20 2014

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Pensée de la semaine: “Le carême est court quand on a des dettes à paques” (Proverbe francais)

Thought of the week: “Lent is short when you have debts at Easter” (Proverbs french)

Pensamiento de la semana: “La Cuaresma es corta cuando tiene deudas Pascua” (Proverbios francés)

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REFLECTIONS ON THE READINGS OF PALM SUNDAY (April 13, 2014)
Isaiah 50, 4-7, Psalm 22; Philippians 2, 6-11; Matthew 26, 14- 27, 54

 

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By +Guy Sansaricq.

 

 

http://youtu.be/ND8HR4fNEAM

 

The entire account of the passion and death of Jesus is read today in Church with all its gory details. It begins with the last supper and then the agony in the Garden, the arrest, the denial of Peter, the judgment in the Jewish Court followed by that of the Roman Governor, the scourging and the crowning of thorns, the condemnation to death, the way to Calvary, the crucifixion, the death and the burial.

The story is upsetting and we keep asking ourselves “But why? Why such horrible fate inflicted upon an innocent man? Love is the answer proposed in the readings of the day as well as in the psalm.

The first reading speaks about a man with a well speaking tongue who came to rouse the lowly and speak to the weary yet one who meets with horrible torments; a man however who accepts sufferings without hatred and with great patience unshaken in the undying assurance of God’s power to deliver him. We find in this a portrait of Jesus and a lesson of trust in the midst of unspeakable trials.

Psalm 22 describes the agonizing torments of a man who trusts in God and who at the end achieves victory. This psalm foretells the Messiah’s sufferings and the ultimate success of his mission.

The 2nd reading talks about the humility of Christ, who, although God, agreed to die an ignominious death. It also tells us about his ultimate glorification granted him by a merciful God, after his ordeal.

These inspiring texts simply provide a glance on a tremendous mystery! Good Friday has to do with the concept of SACRIFICE well enshrined in the biblical tradition. Above all it’s the demonstration of God’s infinite love for us sinners and a pathetic call for us to break away from evil and to rise to new life. Looking at the Cross all we can hear is: REPENT and BELIEVE in God’s love for you! Hence, repent, die to sins and come back to Church. From death to sin, NEW LIFE will SPRING FORTH!

REFLEXIONS SUR LES LECTURES DU DIMANCHE DES RAMEAUX (13 Avril 2014)
Isaie 50, 4-7; Psaume 22; Philippiens 2, 6-11; Mathieu 26, 14 – 27, 54. Par +Guy Sansaricq.

La célébration d’aujourd’hui commence par une procession festive. L’Eglise proclame que les épreuves du Christ, tout horribles qu’elles fussent, débouchent sur une victoire triomphale. Nous avons besoin de cette assurance avant de fixer nos regards sur LA CROIX. Et c’est bien ce que nous allons faire à présent.

L’Evangile du jour détaille toutes les infamies infligées au Christ depuis la dernière Cène jusqu’à son ensevelissement. L’horreur de ce récit bouleverse les coeurs les plus endurcis.

Pour comprendre un peu il faut se référer aux concepts bibliques de sacrifice rituel, à celui de l’Agneau Pascal, immolé pour l’expiation des péchés du peuple. Il faut aussi contempler l’amour indicible d’un Dieu qui s’incarne pour réconcilier une humanité rebelle à un Père plein de compassion.
De grace, venez à toutes les célébrations de la Semaine Sainte et surtout recevez le sacrement de la Pénitence pour participer pleinement aux trésors du MYSTÈRE DE PAQUES!
L’athlète au stade n’obtient sa couronne qu’après s’ètre imposé un entrainement rigoureux!
L’abondance de la grace jaillit au bout du chemin difficile de la conversion. Pour ressusciter avec le Christ, il faut douloureusement se dévètir des vètements souillés de l’homme ancien pour enfin revètir les habits neufs de l’amour et des vertus. Pour ressusciter il faut mourir à soi! La vie jaillit de la mort!
Bishop Guy Sansaricq
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Télé Solidarité Flash:

 

        Father Borno               

Father Charles St Borno is the Pastor  of Ste  Therèse of Avilla parish and he is also the vice president of the board of TV Solidarité

We would like to inform you that on Easter Sunday at 9:00 hrs AM.Telé Solidarity will be  live in the parish of Ste Therèse of Avilla . Father Charles St Borno is the Pastor

of this parish and he is also the vice president of TV Solidarite.

 

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La semaine Sainte est toujours une semaine de ferventes prières et de meditations spirituelles sur la mort et la resurrection de Jesus Christ. C’ est aussi le moment de questioner l’authenticité de notre foi comme Chretiens Catholiques et de se demander comment nous pouvons faire avancer la cause du Seigneur dans ce monde de consommation où tout est permis. Il y en a même qui utilisent le nom du Seigneur pour faire fortune.
C’est la semaine aussi où l’on pense aux prêtres, aux religieuses qui ont tout abandonné pour se mettre au service du Seigneur dans la vie sacerdotale et dans la vie religieuse. Certains d’entre eux ont accepté de renoncer à leur confort pour aller vers les plus pauvres de la planète. Plus sobrement notons que dans ce monde secularisé et tentateur ces derniers ont souvent de la peine à suivre le Pape Francois dans son exhortation apostolique “La joie de l’Evangile” où ce dernier réclame des prêtres et des évêques d’être des modèles de sobriété et de s’abstenir de voitures de luxe ou des derniers modèles d’iPhones.

C’est une occasion pour notre église de prouver que l’église du 3ème millenenaire veut vivre l’evangile dans son intégralité . Demandons et prions Le Seigneur de nous aider à comprendre au cours la Semaine Sainte combien notre église a besoin de témoins de la foi et de l’amour à l’exemple du Curé d’Ars et de tant d’autres. A quoi servent les doctorats quand on demeure insensible à la souffrance humaine; à quoi sert la science théologique quand on sème la division à l’interieur de l’église, quand l’on n’est pas constructeur d’unité?

 

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Chaque Année le Centre National de l’Apostolat Haitien se fait le plaisir de choisir un prêtre et une religieuse de l’Année. Radio/TV Solidarité du Centre National de l’Apostolat Haitien   désigne Le Père Reginald Jean Mary, Curé de la mission Notre Dame d’Haiti de l’archidiocèse de Miami comme le prêtre de l’Année 2014-2015. Père Reggy est un membre du Comité executif de radio Télé Solidarité , il accueille chaque fin de semaine près de 5000 fidèles pour ses célébrations Eucharistiques.

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Il vient de mener à bonne fin l’Édification d’une Eglise à Little Haiti Miami. Il est très proche de ses fidèles qu’il accompagne même à l’Hopital quand c’est nécessaire et qui se fait le devoir de visiter les jeunes de son archidiocèse aux collèges et universités qu’ils fréquentent afin de les encourager à prendre leurs études au serieux.

Son Excellence Monseigneur Guy Sansaricq présente ses félicitations à son ami le père Reggy en ces mots
“Cher Père Reggie, c’est avec fierté que j’applaudis le choix qui s’est porté sur toi comme “le prêtre de l’année 2014.”
Nous rendons grace à Dieu qui t’a doté de dons spirituels de leadership d’intelligence et de sérieux. Ton zèle est admirable. Qu’il inspire tous les confrères! Que le Seigneur qui t’a déjà oint d’une facon spéciale renforce ta fidèlité au service de son peuple.”

 

Sister Jamie

Le Centre National de l’Apostolat Haitien a choisi la soeur Docteur Jamie Phelps de la Congrégation Adrian Dominican comme la religieuse de l’Année 2014 . Dr Phelps a obtenu un doctorat en théologie de l’ Université catholique de l’Amérique en 1989 , après avoir reçu déjà une maîtrise dans la même discipline de l’Université de Saint-Jean. En outre, elle détient une maîtrise en travail social de l’ Université de l’Illinois et un baccalauréat ès sciences en sociologie , avec une spécialisation en biologie et en mathématiques, de Sienna Heights College .

Ancienne directrice de l’Institut d’études catholiques noires à Xavier University de Louisiana , elle démontra la passion pour sa profession par son sens de responsabilité à la direction du programme d’études supérieures de Théologie sans oublier sa supervision du programme de stages d’été . Reconnue au niveau national, le Dr Soeur Phelps offre des conférences sur l’éducation, et poursuit sans arrêt l’approfondissement des etudes Theologiques.
Soeur Jamie est parmi les leaders spirituels de Radio Solidarité. Elle est parmi les grandes amies de la communauté Haitienne. Son émission passe à la radio Solidarité chaque Dimanche à midi et le Vendredi après 6:00 heures PM

Monseigneur Guy Sansaricq exprime sa profonde reconnaissance à Soeur Jamie en ces mots: Chère Sœur Jamie, grande est mon admiration pour la haute qualité des émissions que vous assurez à notre Radio et aussi à votre contribution hebdomadaire au Bulletin de l’Apostolat Haitien. A mes félicitations accueillez également ma reconnaissance. Je suis heureux du choix qui a été fait de vous comme religieuse de l’année. C’est là une distinction que vous méritez au delà de toute mesure. Que le Seigneur vous garde toujours comme la prunelle de ses yeux ! »

Le Centre National de l’Apostolat Haitien demande aux lecteurs et aux lectrices de prier pour nos prêtres , nos religieuses tout en vous demandant d’applaudir Le Père Reginald Jean Mary comme le Père de l’Année 2014 et la Soeur Docteur Jamie Phelps comme la religieuse de l’Année 2014

Frère Buteau (Brother Tob)
Pour le Centre National
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Holy Week is always a week of intense prayer and of fervent meditations on the death and resurrection of Jesus. It is also a time to ascertain our faith as Catholics and seek new ways to better serve the Lord. Our modern society raises all sorts of doubts in our minds. Moral principles no longer stand on the way of those who want to make a quick buck. Some people even use the name of the Lord to gain profit. We too are sometimes tempted and confused. Holy Week is therefore a welcome time for intense introspection.
Holy Week also prompts us to think about the priests and nuns who gave up everything to follow in the footsteps of Jesus in the priesthood and religious life. Some of them have heroically accepted to leave the comfort of their country to go away to foreign lands to serve the poorest of the poor. Yet, In this secularized world, temptations rise everywhere. Sometimes, we may wonder how they can manage to follow Pope Francis in his apostolic exhortation ” Joy of the gospel” where he spells out his expectations from priests and Bishops that they give forceful examples of sobriety and of poverty. He implores them to refrain from driving luxury cars or using the latest iPhone.

This is an opportunity for our church to prove that the Church of the third millennium wants to live the gospel in its integrality. We Have to ask the Lord to help us to understand during Holy Week how our church needs witnesses of faith and love like the Curé of Ars and so many others . What is the use of doctorates when one remains insensitive to human suffering ; what is the use of theological sciences when their graduates sow division inside the church, when one is not a builder of unity?

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Each year the National Center of Haitian Apostolate is happy to select a priest and a nun of the Year. Radio/Tele Solidarite of The National Center  chose Father Reginald Jean Mary, pastor of the mission of Our Lady of Haiti in the Archdiocese of Miami as the priest of the Year 2014-2015. Father Reggy is a member of the Executive Committee of radio TV Solidarité, he welcomes every weekend nearly 5,000 faithful for his Eucharistic celebrations.

 

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He just completed the building of a beautiful Church in Little Haiti. He is very close to his faithful and accompanies to the Hospital when necessary. He visits regularly the Colleges and Universities attended by his young parishioners to encourage them in their studies.
Bishop Guy Sansaricq congratulates his friend ‘s father Reggy in these words: “ Dear Fr. Reggie! You are most deserving of this distinction of priest of the year.
Your leadership, admirable zeal and unquestionable dedication to your people are really gifts of God that you use humbly and effectively for the good of his people. We are very proud of you and pray that your obvious faithfulness to the Gospel will continue to shine in our midst for the rest of your life. Congratulations and move on to greater things in the Lord!”

 

Sister Jamie

The National Center of Haitian Apostolate chose Doctor Sister Jamie Phelps a religious of the Adrian Dominican Congregation as Sister of the year. Dr. Phelps earned a doctorate in theology from the Catholic University of America in 1989 , having already received a master’s degree in the same discipline from the University of Saint- John . In addition , she holds a Master in Social Works from the University of Illinois and a Bachelor of Science in Sociology , with a specialization in biology and mathematics from Siena Heights College.

She is also a former director of the Institute for Black Catholic Studies at Xavier University of Louisiana where she demonstrated her passion for her profession. She lead the theology program for graduate students in theology and supervised the Summer internship program. Nationally recognized , Dr. Phelps offers continuing education conferences , and research and writing on theological topics.

Sister Jamie is one of the spiritual leaders of Solidarity radio. She is among the great friends of the Haitian community. She conducts a weekly program on Radio Solidarite that can be heard every Sunday at noon and Friday after 6:00 hrs.PM. She also contributes to the weekly Bulletin of the Haitian Apostolate.
Bishop Guy Sansaricq expresses his deep gratitude to Sister Jamie in these words: Dear Sister Jamie. You are most deserving of the distinction that is bestowed on you as “Sister of the Year.” Your assiduity at providing an enlightened program on Radio Solidarite and also at writing on a weekly basis a long article in our Weekly Bulletin are very much appreciated. We can easily sense the zeal and the love as well as the competence that marks all your actions and writings.
It’s a delight to count you among the gifted supporters of our efforts of evangelization. We honor you as a genuine witness of the faith and praise the Lord for his goodness to you! May he continue to guide you in your search for truth and beauty!

The National Center of the Haitian Apostolate asks our readers to pray for our priests , our religious and ask you to applaud Father Reginald Jean Mary as the Priest of the Year 2014 and Doctor Sister Jamie Phelps as the religious of the Year 2014

Brother Buteau ( Brother Tob )
National Centre for

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The Eternal Struggle of Haitian Peasants

Paysan2

 

This week the subject of our editorial is Haitian peasants, who constitute the majority of the Haitian people. It is a class that traditional politicians use simply as a source of votes, a class that faces harsh realities and atrocious conditions, from the most remote rural areas to the slums of our cities.
Civil society, church and state must accompany and support peasants.

Paysans du Nord Ouest

Pere Jean Marie Vincent

Massacre de Jean Rabel

 Among those who have tried valiantly to help peasants is the farmers’ association of Jean-Rabel, including the founder, the late Father Jean-Marie Vincent, a member of the Monfortain Fathers. Many of these farmers were killed July 23, 1987, during a confrontation with Tonton Macoutes, under the orders of landowners. A few years after the massacre, Father Vincent was shot dead, like his brother and sister farmers of Jean-Rabel.

 

Paysans MMP

Another source of strength is the Peasant Movement of Papay, led by founding director Jean-Baptiste Chavannes, which uses sustainable agriculture to feed the population of the Central Plateau. The movement’s mission is to work for food sovereignty, agriculture, environment, education and health.

 

Father Joseph

Similarly, Spiritan Father Joseph Philippe does everything in his power to support the peasants of Fondwa. He founded Fonkoze, a microfinance firm to make loans to peasants. In addition, he founded the Peasant Association of Fondwa (APF), including many commercial projects. In 2004, he also founded the University of Fondwa, which is fully committed to sustainable and integrated development in rural Haiti. After graduation, its students are required to return to their rural roots and accompany farmers.

The Catholic Church and Protestant churches are doing everything in their power to support the Haitian peasant. They are often the ones who take care of the education of peasant children and provide first aid in the most remote areas of the country.

Despite all the efforts of these energetic leaders, the question remains: How can Haiti emerge from the rut of underdevelopment and poverty when 95 percent of its peasants, who constitute more than 80 percent of the population, live below the poverty line? Yet, if they are educated, they have the capacity to feed the nation’s entire population. To rebuild the environment, support national agricultural production, and reach food sovereignty for our beloved Haiti, we need the contributions of both peasants and the government. But the government has not been doing its part.

Allow us to paraphrase the sociologist Franklyn Midi, who wrote that the historical indifference of the state apparatus toward Haitian agriculture is surprising, because it has always been considered the most important economic sector. The economist Mats Lundahl, author of Peasants and Poverty: A Study of Haiti, said that passivity and non-intervention in the field of agriculture have been part of the attitude of the Haitian governments since the nineteenth century. This passivity is still observable today.

 

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The great paradox is that, after more than two centuries of independence, Haitian agriculture remains unable to meet the food needs of the vast majority of the population. This situation fosters dependency on imports from abroad. Can we continue to be dependent on imports to feed our population? How long must Haiti take to achieve food sovereignty? The path defined by the leaders has been favorable to the traditional minority bourgeoisie, without great benefits for the rural world. Yes, we can and should have a strong tourism industry as a great source of income and currency for our country. But agriculture is absolutely vital.

The Weekly Bulletin of The National Center encourages farmers to gather in unison in peasant associations and understand that they are a force to be reckoned with. We urge Haitian NGOs to support our poor farmers, who are always treated as poor children and orphans of the state.

Brother Tob

For The National Center

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La lute sans merci des paysans haïtiens.

Agriculture

Cette semaine je souhaite écrire un texte sur le paysan Haitien qui constitue la majorité du peuple Haitien et qui reste une classe livrée à elle-même même si elle se voit sollicitée par les politiciens traditionnels uniquement à l’heure des élections.
La société Civile, l’Eglise et l’Etat ont pour mission d’accompagner et de supporter la classe paysanne. Mais, cette population est abandonnée dans ses combats atroces pour survivre. Demeurant souvent dans les coins les plus reculés du pays et se refugiant de plus en plus dans les bidonvilles de Port-au-Prince elle s’épuise à des taches impossibles.

 

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Pere Jean Marie Vincent

Nous continuons à penser à l’ancienne Association de Jean Rabel dont le regretté Père Jean Marie Vincent était le fondateur. Beaucoup de ces paysans ont été massacrés le 23 Juillet 1987 au cours d’un affrontement avec certains grands propriétaires terriens.

Massacre de Jean Rabel

Quelques années plus tard c’était le tout du Père Vincent de la congrégation des Pères Monfortains de tomber victime des balles meurtrières du même secteur apatride.
Le Mouvement Paysan Papaye du Plateau Central est la grande association paysanne d’Haiti dont Mr. Chavanne Jean Baptiste est le directeur Fondateur. Ces paysans aident le plateau central pour l’alimentation de sa population. Le mouvement des paysans de Papaye a pour mission de travailler pour la souveraineté alimentaire, environnementale, éducationnelle et sanitaire du Plateau Central. Mais pour Rebâtir l’environnement et soutenir une production agricole nationale ou arriver à une souveraineté alimentaire pour notre cher pays Haiti une alliance s’impose, c’est celle de la paysannerie et de l’Etat. Nous sommes encore à l’attente de ce contrat social.
Nous sommes conscients que l’église Catholique d’Haiti, certains sectes protestants font tout ce qui est en leur pouvoir pour accompagner le paysan Haitien au niveau de l’evangelisation. Souvent, ce sont eux qui s’occupent de l’education des enfants des campagnes à travers leurs reseaux d’écoles prebytérales. Il en est de meme des premiers soins au niveau de la santé dans les regions les plus réculées d’Haiti. Les initiatives du Père Spiritains Joseph Philippe qui essaie de faire tout ce qui est en son pouvoir pour accompagner la masse paysanne de Fondwa sont très appréciées. Le Père Joseph arriva à fonder une université à Fondwa où l’un des engagements de l’ étudiant à l’inscription est la promesse qu’après sa formation il retournera dans sa section rurale ou sa commune pour accompagner les paysans.

Paysans MMP
La grande question qui se pose c’est comment Haiti peut sortir de l’ornière du Sous Developpement et de la pauvreté lorsque 95% de sa masse paysanne qui constitue plus de 80% de la population vit au dessous du seuil de la pauvreté. Pourtant par l’éducation, la construction de travaux d’infra-structure et la modernisation des instruments de travail, nos paysans pourraient nourrir toute la population d’Haiti. Permettez nous de paraphraser le sociologue Franklyn Midi qui a écrit dans un article: « La situation de l’agriculture haïtienne et du monde rural » où vit la majorité de la population du pays illustre bien ce sujet. L’indifférence historique des responsables de l’appareil d’État pour l’agriculture haïtienne étonne, car celle-ci a toujours été proclamée le secteur économique le plus important. L’économiste Mats Lundhal dit, avec raison, que la passivité et la non-intervention dans le domaine de l’agriculture sont des traits caractéristiques de l’attitude des gouvernements haïtiens depuis le XIXe siècle[1]. Cette passivité est encore observable aujourd’hui.

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Quel paradoxe! Après plus de deux siècles d’indépendance, l’agriculture haïtienne demeure incapable de satisfaire les besoins alimentaires de la très grande majorité de la population, favorisant ainsi notre dépendance des importations ètrangères. Peut on continuer à être dépendant de l’étranger pour nourrir notre population? Combien de temps doit prendre Haiti pour arriver à une souveraineté alimentaire?. La voie définie par les dirigeants a plutôt été favorable à la bourgeoisie traditionnelle minoritaire sans grand bénéfice pour le monde paysan et a contribué au renforcement du sous-développement du pays.
Oui nous pouvons et devons developer l’industrie du tourisme qui peut devenir une grande source de revenues et de devises pour notre pays. Pourquoi faut-il que pour developer cette industrie les paysans soient forcés d’évacuer leur terres comme cela se fait à l’Ile à Vache. il est opportun de se rappeler la fameuse phrase du Regretté president Stenio Vincent: ”On a beau tourner et retourner le problème Haitien, ce n’est que la terre et dans sa mise en valeur qu’il faut aller chercher la solution.”
Le Bulletin du Centre National encourage les paysans Haitiens à se regrouper en Association et à comprendre qu’ils sont une force incournable pour le devellopement d’Haiti. Nous continuons à exhorter les ONG d’Haiti d’accompagner nos pauvres paysans qui sont toujours traités en Enfants pauvres de l’etat d’Haiti
Brother Tob
Pour le Centre National

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Monseigneur Frantz  Colimon , un modèle de Sainteté.

Bishop Frantz Colimon

Né le 10 juillet 1934 aux Gonaïves, Frantz Colimon, après des études théologiques, a été ordonné prêtre chez les missionnaires de la compagnie de Marie ou monfortains (C.M.M) le 11 février 1962. Jean-Paul Ier le nomme évêque coadjuteur de Port-de-Paix le 18 septembre 1978 aux côtés de Mgr Rémy Augustin, premier évêque haïtien. Son intronisation a eu lieu le 8 décembre suivant par le nonce apostolique, Mgr Luigi Conti, alors nonce apostolique en Haïti, avec l’assistance de Messeigneurs François-Wolff Ligondé, Jean Jacques Claudius, Emmanuel Constant et Willy Romélus. Le 22 fevrier 1982, il a été investi de la fonction d’évêque en remplacement de Mgr Remy Augustin, mis à la retraite. Mgr Colimon se retira le 1er mars 2008 à 73 ans, laissant le siège épiscopal à Mgr Pierre-Antoine Paulo, évêque coadjuteur du diocèse depuis 2001. Il a été le 3e évêque du diocèse de Port-de-Paix. Jean-Jacques Claudius Agénor (d.c.d), Emmanuel Constant, évêque émérite des Gonaïves, et Willy Romélus, évêque du diocèse de Jérémie. Le 22 février 1982, il a été investi de la fonction d’évêque en remplacement de Mgr Rémy Augustin, mis à la retraite. A date, il est le 3e évêque du diocèse de Port-de-Paix, de Port-au-Prince, Jean-Jacques Claudius Agénor (d.c.d), Emmanuel Constant, évêque émérite des Gonaïves, et Willy Romélus, évêque du diocèse de Jérémie. Le 22 février 1982, il a été investi de la fonction d’évêque en remplacement de Mgr Rémy Augustin, mis à la retraite. A date, il est le 3e évêque du diocèse de Port-de-Paix.évêque de Port-au-Prince, Jean-Jacques Claudius Agénor (d.c.d), Emmanuel Constant, évêque émérite des Gonaïves, et Willy Romélus, évêque du diocèse de Jérémie. Le 22 février 1982, il a été investi de la fonction d’évêque en remplacement de Mgr Rémy Augustin, mis à la retraite. A date, il est le 3e évêque du diocèse de Port-de-Paix.

Professeur des Saintes Écritures, Prédicateur, Maître de vie spirituelle, Traducteur du Missel Romain et du Lectionnaire ainsi que de la Liturgie des Heures en créole, Compositeur d’hymnes liturgiques et de chants qui font maintenant partie du patrimoine culturel de l’Église et d’Haïti, Mgr Frantz Colimon est de la même génération d’évêques nommés par Duvalier au départ des évêques étrangers, il se retira finalement du diocèse de Port-de-Paix (Nord-Ouest) après des années de sacerdoce marquées par un style dont l’excentricité lui a souvent valu d’être qualifié d’«illuminé».

Mgr Colimon est un prélat qui parle avec des mots simples. Il ne déverse pas dans nos oreilles un discours compliqué, il donne toujours des exemples, puisés dans le concret de l’histoire de ses multiples experiences spirituelles, dans la vie des communautés, dans leur diversité et leur unité.
Accorder ses actes à ses paroles est toujours le plus difficile. Mgr Colimonjamais n’abandonne sa posture d’humain respectueux des droits de ses semblables, de citoyen attaché à l’unité nationale, d’homme de Dieu indépendant de tout pouvoir politique.

Profondément marial, très spiritual, Mgr Colimon aime s’exiler dans de profondes meditations spirituelles, c’est peut-être pour mieux se préparer à l’exil de ce monde ici-bas, en s’éloignant de notre incapacité à faire vivre en nous les qualités qui sont les siennes: la simplicité, non un artifice, mais comme le battement du cœur, et la volonté de n’être le serviteur que de Dieu Seul; le sourire du visage, non le masque de l’hypocrisie, mais le reflet de la beauté de l’âme; le regard lumineux comme une invite à la fraternité. Et une familiarité immédiate qui jamais ne vous rabaisse, et toujours vous élève plus haut que vous même.

Nous voyons en lui l’image de cet homme simple, mais pas ordinaire. De celui qui sait se satisfaire des petits plaisirs de la vie pour en faire son bonheur. Il aime beaucoup lire et se cultiver. Nous devons tout de même lui épargner l’encens des basses flatteries. Il n’est ni un visionnaire, ni un surhomme, mais un homme, dans toute l’acception du mot, qui met son génie intuitif du cœur des hommes et son intelligence profonde d’une époque tragique, au service d’une grande idée: la Paix, la paix des consciences, la paix sociale et la paix dans l’Église. Il n’est pas seulement un grand homme, mais aussi un homme simple et bon.

Mgr Colimon: un homme d’Église, au sens le plus profond, le plus fécond et le plus fraternel; un Juste. Un homme pour l’humanité.

Le Personnel du Bulletin hebdomadaire

du Centre National

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Bishop Frantz Colimon model of Holiness

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Born on July 10,  1934 in Gonaives , Frantz Colimon after his theological studies , was ordained a priest as member of the Missionary Company of Mary also called the Monfortains (CMM) on  February 11, 1962 . John Paul II appointed him Coadjutor Bishop of Port -de Paix on September 18, 1978 to assist Bishop Rémy Augustin , Haiti’s first bishop. His Episcopal ordination took place on December 8th by the then Apostolic Nuncio to Haiti, Archbishop Luigi Conti,  with the assistance of Bishops Francis Wolff Ligondé  , Jean Jacques Claudius Angenor , Emmanuel Constant and Willy Romélus . On February 22nd, 1982 , he was nominated titular bishop in replacement of Bishop Augustin Remy.  Bishop Colimon retired on March 1st 2008 at the age of 73 , leaving the diocese to Bishop Pierre- Antoine Paulo, who had been coadjutor bishop of the diocese since 2001. He Was the third bishop of the Diocese of Port -de-Paix .
Bishop Colimon has been a Professor of Sacred Scripture, a Preacher and Teacher of spiritual life, a translator of the Roman Missal, the Lectionary and the Liturgy of the Hours and a Creole composer of liturgical hymns and songs that are now part of the cultural patrimony of the Church. Bishop Frantz Colimon is of the same generation of bishops appointed by Duvalier. He finally retired from the Diocese of Port -de-Paix ( Northwest ) after years of ministry marked by a style whose eccentricity has often led to his being described as ” enlightened “.
Bishop Colimon is a prelate who speaks in simple words . He always gives examples , drawn from the concrete history of his many spiritual experiences in the lives of communities, their diversity and unity.
Bishop Colimon never abandons his respect for the human rights of his fellow citizen as he is unswervingly committed to national unity. He is a man of God independent of any political power.
Deeply rooted in Marian spirituality,  Bishop Colimon is frequently plunged in spiritual meditations. He may appear to some as being out of touch with reality, yet, his human qualities are striking: he is before else simple, desiring nothing but to be a servant of God alone; his smiles are genuine deprived of any mask of hypocrisy reflecting the beauty of his soul; his smile is an invitation to friendship, a friendship that never belittles but rather uplifts you to higher grounds.

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We see in him the image of the simple man, but not ordinary. One who knows how to simply enjoy the small pleasures of life. He loves to read and cultivate his mind. We must still spare him the incense of flatter . He is neither a visionary nor a superman, but a man in every sense of the word, who puts his intuitive genius at the service of the heart. His deep understanding of the tragic circumstances of the nation prompts him to seek peace, peace of conscience , social peace and peace in the Church. He is not only a great man, but an eminently good man.
Bishop Colimon: a most fraternal, simple man of the Church, a man who honors humanity. .
Personal of the Weekly   Bulletin of The National Center

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La Mort des Autres, Notre Mort et Nous

Marlene

Marlène Rigaud Apollon

snaa.org

11-13 Avril 2014

Je ne voulais pas pleurer mais c’est venu tout seul.  Trois amies mortes l’une après l’autre à peu de temps d’intervalle : Deux d’entre elles auxquelles on s’attendait d’un jour à l’autre bien que la première ait survécu pendant plusieurs années et la seconde, deux ans seulement.  Mais toutes les deux étaient parties avec beaucoup de foi et beaucoup de courage.  Le départ de la troisième m’avait prise tout à fait par surprise car je ne la savais pas à ses derniers jours.

 

Certains réagissent à la mort avec acceptation : « Nous devons tous passer par là » disent-ils.  Ça fait partie de la vie.  Le simple passage de la vie à la mort, si, mais peut-on réagir de même quand il s’agit d’une mort douloureuse ou violente ?  Et est-ce que cela ne fait pas aussi partie de la vie pour plusieurs de mourir paisiblement dans leur lits, entourés des leurs ?

 

« Au moins, elle est morte rapidement et n’a pas souffert atrocement des mois ou des années » ai-je aussi entendu quelqu’un d’autre dire, pleine de commisération.  Cela m’a un peu consolée et je ne pensais pas que j’allais pleurer.  Je ne le voulais pas du tout mais c’est venu tout seul.

 

À l’approche de notre commémoration de la Passion, la Crucifixion et de la Résurrec-tion du Christ, nous pouvons certes nous reposer sur notre foi et nous répéter, que Jésus est mort sur la Croix dans des souffrances les plus horribles qu’on puisse imagi-ner et il l’avait accepté en connaissance de cause: ses souffrances avaient une raison et un but.  Mais avant d’en arriver là, il avait pleuré en apprenant la mort de son ami Lazarre puis l’avait ressuscité.  Une promesse d’avenir pour l’humanité.

 

Que ceux et celles qui nous ont devancé reposent en paix.

 

Bonne Semaine Sainte à tous.  Union de Prières.

 

Marlène Rigaud Apollon, M.S.

I Want to Dance (Poetry)
Si je n’avais que des regrets (Poésie)
La Mystique de la Citadelle/The Mystique of the Citadelle

Louis Mercier A la Reconquête de l’Idéal Haitien, Une voix d’hier pour aujourd’hui et demain
Louis Mercier, To Re-conquer the Haitian Ideal, A voice from yesterday for today and tomorrow

Livres en Folie, Haiti 2009
Haiti Rising Anthology, Contributor
http://virtuelfransk.weibrecht.net/undervis/haitiweb/boat_people.htmhttp://virtuelfransk.weibrecht.net/undervis/haitiweb/todigte.htm

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Diocese de Brooklyn :Madame Marie Myrtha Philippe Delouis est retournée

 

fleurs

Le Centre National de l’Apostolat Haitien à l’etranger est très triste  de vous annoncer la nouvelle de la mort de Madame Marie Mirtha Philippe Delouis , la mère de notre soeur Yanick Thomas, ancienne étudiante du Collège Pastoral survenue le Samedi 12 Avril 2014  à l’age de 80 ans

 

Les funerailles de la regrettée Marie Marha Philippe Thomas auront lieu le Samedi 26 Avril à la paroisse de St Jerome du Diocèse de Brooklyn

Les Prières de Manseigneur Sansaricq, du Père Yvon Pierre sont avec Yanick Thomas et Famille  en ce moment de grande tristesse

Le Centre National

Docteur Carole Berotte Joseph,  première Femme Haitienne presidente d’un Community Collège aux États Unis.

 

Dr Carole30

http://youtu.be/Mq0XwolNfGk

 

La nouvelle  de la designation par le Centre National de l’Apostolat Haitien du Docteur Carole Berotte Joseph comme la femme de l’Année 2014 a eu des échos positifs dans la  communauté Haitienne de la Diaspora. Docteur Carole est la première Femme Haitienne à occuper la prestigieuse position de presidente d’un Community Collège aux États Unis.

Rappelons  que Docteur Carole Berotte Joseph est née en Haiti. Elle est entrée aux États Unis à l’age de 8 ans et a du etudier seulement en Anglais  car il n’y avait pas de Classe de ESL en ce temps la. Elle a continué à parler le créole et le  francais à la maison avec ses parents et dans la suite a du prendre des classes de créole et de francais à l’Université.  Aujourd’hui Elle parle 4 langues. Cela la mena à exhorter les parents de la communauté noire et des groupes multi etniques  à encourager leurs enfants à apprendre ou à parler la langue de leurs parents ou de leur pays d’origine.

 

 Students of Bronx Community College

Dans son entretien à Radio Télé Solidarité elle nous parla de la difference entre Mass Bay Community College ou elle a servi comme presidente et Bronx Community College qu’elle dirige à present. Elle souligna le fait que Mass Community College a environ 5000 etudiants alors que Bronx Community College compte plus que 11000 étudiants. il ya 16 community colleges au Massachusetts et 7 community college dans l’etat de New York. Elle nous fit savoir que la majorité des étudiants de Bronx Community College sont d’origine Espagnole mais que le College dessert des étudiants provenant du monde entier qui parlent plus de 120 langues différentes.

Elle est très heureuse d’être reconnue par le Centre National de l’Apostolat Haitien. Elle nous parla de son experience  à la paroisse du Sacre Coeur  avec Monseigneur Guy Sansaricq dans les Années 70 et au debut des Années 80. Plusieurs jeunes  de sa génération à la paroisse du Sacre Coeur sont des professionnels  et occupent  des positions importantes aux États Unis. Elle par exemple, ajoutons-nous, est un modèle pour les communautés multi Ethniques.

Elle exhorta les membres de la communauté Haitienne à garder sa langue et sa culture. Elle nous informa qu’il ya un certain Joel  Guerre  de la Communauté Haitienne qui est president d’un community Collège en Californie

 

Elle mit l’accent sur l’importance  pour les étudiants de connaitre au moins une autre langue et selon elle  c’est un atout pour trouver un emploi sur le marché du travail. Elle encouragea les enfants de la communauté noire à venir etudier à Community College. Les cours sont moins chers et ils seront mieux preparés pour un programme de Baccalaureat de

4 ans à l’université. Les cours pris au community College  sont transférés à l’université pour l’obtention des credits. L’autre avantage est que les étudiants qui n’ont pas de papiers legaux pour vivre aux États Unis peuvent etudier dans 3 community College des États Unis y compris le Bronx community  College. Ils peuvent meme beneficier des bourses d’etudes.

 

graduation-Bronx Xommunity College

Elle nous dit comment l’année dernière elle a donné des diplomes à une promotion de Bronx Community qui compte des etudiants entre 17 et 68 ans. Donc il n’est jamais trop tard pour étudier

Elle nous parla du Projet de CUNY College d’avoir un institut  d’etudes Haitiennes à l’interieur de CUNY. Cet institut sera un espace academique pour des recherches et des études. Elle mentionna qu’il existe plusieurs professeurs Universitaires Haitiens aux Etats Unis  et ces derniers travaillent avec certaines écoles superieures publiques  en Haiti afin de les aider à relever le niveau de l’enseignement superieur en Haiti.

 

 

Le centre National continue à féliciter Docteur Carole  Joseph Berotte  pour son profond dévouement à l’education et pour l’inspiration qu’elle donne aux jeunes de la race noire aux États Unis. Une image vaut plus que 1000 mots pour ecouter l’entretien du Docteur Carole clicquer sur ce link.

 

 

Au bulletin du Centre National et à Radio Télé Solidarité nous continuons à tout faire pour rencontrer, honorer et faire connaitre les étoiles de notre Communauté.

 

 

Brother Tob

 

 

Pour Le Centre National

 

Dr. Carole Joseph The First Haitian Woman, President of a Community College in the US

Dr Carole30

http://youtu.be/Mq0XwolNfGk

 

 

The choice made of Dr. Carole Joseph as The Woman of The Year by the National Center of the Haitian Apostolate was extremely well received by the Haitian Community. Ms. Berotte is the only Haitian woman to occupy the prestigious position of President of a Community College in the US.

 

Dr. Carole Berotte Joseph was born in Haiti and entered the United States at the age of 8. She had to  study in English because in those days, there were no ESL classes. But she continued to use Creole and French at home and had later on to take courses in both these languages in order to become fluent. She now speaks 4 languages and urges parents of the black community and multi Ethnic groups to encourage their children to learn and speak the language of their parents or their country of origin.

 Students of Bronx Community College

In her interview to Radio TV Solidarite she told us about the differences between Mass Bay Community College where she served as President  and Bronx Community College, her current assignment. At Mass Community College there are about 5,000 students while at Bronx Community College 11,000 students are enrolled. There are 16 community Colleges in Massachusetts and 7 Community College in the state of New York. The majority of students of Bronx Community College are Spanish speaking while the rest of the students speak 120 languages as they come from all over the world.

 

She is very pleased to be recognized by the National Center of the Haitian Apostolate as she remembered to have belonged to the Parish of the Sacred-Heart in Cambria-Heights. In those days future Bishop Sansaricq was serving zealously as a young priest. Many of the youngsters who attended that Church are now Professionals and occupy important positions and have remained fondly attached to the Bishop.

She urges members of the Haitian community to keep their language and culture. She also noted that there a certain Joel Guerre who is also the President of a Community College in California.

 

She emphasized the importance for students to know at least one other language noting that it is an asset on the job market. She encourages the children of the black community to come and study at Community College. The courses are cheaper and the courses offered at the College are accepted as Credit by Universities. It will then be easier to obtain a Bachelor in the field of their choice.

 

Another benefit resides in the fact that students who do not have legal immigration papers are eligible in 3 College communities including the United States Bronx community College. These students may even qualify for scholarships.

 graduation-Bronx Xommunity College

Incidentally, she added, last year she gave diplomas to a promotion of  Bronx Community which had students between the ages of 17 and 68. So it is never too late to study.

 

She told us about a Project of  CUNY College to have a Haitian  Studies Institute within CUNY . This institute will be a space for academic research and studies. Several Haitian scholars in the United States work  with some Public superior schools in Haiti in order to assist in uplifting the quality of higher education in Haiti.

 

 

The National Center continues to congratulate Dr. Carole Joseph Berotte for her remarkable dedication to education. She stands as an incontestable model to the youth of this country.

A picture is worth more than 10.000 words. You may listen to the interview of the Doctor in clicking this link.

http://youtu.be/Mq0XwolNfGk

 

 

The Haitian Apostolate weekly Newsletter as well as Radio-TV Solidarite continue their relentless efforts to find, honor and introduce to the larger public every star of the community

 

Brother Tob

 

For The National Center

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Le Mardi 8 avril 2014 0h23, Reseau Citadelle – Cyrus Sibert <reseauc…@yahoo.fr> a écrit :

Nous annoncons le décès du Père Yvon Joseph csc survenu le 6 Avril 2014 à Port-au-Prince.–Je n’oublierai jamais ce Monument que j’ai cotoyé depuis la classe de 13e  au CND en 1961 jusqu’à la Classe Terminale (Hérold Pérard et nous étions les 2 seuls à avoir été de la 13e à la Philo au CND,mon Professeur de  Philosophie en classe Terminale en 1974,mon Directeur,Supérieur de  District,confrère , ami ,collaborateur pendant plus de 25 ans au Collège Notre Dame , en Sainte Croix,Equipe FICA,IDEA…

Mon dernier souvenir du Pere Yvon remonte à l’année dernière ou nous nous sommes rencontrés aux USA.

Que Dieu l’accueille dans son paradis lui qui a formé tant de Générations…

Jean Paul Edmond

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Vingt ans après le génocide, le Rwanda montre que la transformation est possible, estime Ban Ki-moon

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Le Secrétaire général Ban Ki-moon avec le Président du Rwanda Paul Kagame à Kigali le 6 avril 2014. Photo ONU/Evan Schneider
A l’occasion de la cérémonie du 20ème anniversaire du génocide au Rwanda qui s’est déroulée lundi à Kigali, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a salué les efforts de ce pays pour surmonter ce traumatisme et avancer sur la voie de la guérison.
« Le génocide des Tutsis perpétré au Rwanda a été l’une des pages les plus sombres de l’histoire de l’humanité. Ce sont plus de 800.000 personnes qui ont été tuées de façon systématique — des Tutsis en très grande majorité, mais aussi des Hutus modérés, des Twa et des membres d’autres groupes. Pendant 100 jours, le sang a été versé. Vingt ans après, les larmes coulent encore », a dit M. Ban dans une allocution prononcée lors de cette cérémonie.
« Je tiens à exprimer ma solidarité avec tous les Rwandais dont le pays est encore sur la voie de la guérison. Je suis conscient des conséquences dévastatrices qui se font encore sentir dans l’ensemble de la région », a-t-il ajouté.
Le Secrétaire général a rappelé que « nombre de membres du personnel des Nations Unies et d’autres ont fait montre d’un courage remarquable ». « Mais nous aurions pu faire beaucoup plus. Nous aurions dû faire beaucoup plus. Les casques bleus ont été retirés du Rwanda au moment où l’on en avait le plus besoin », a-t-il dit.
Aujourd’hui, la communauté internationale a tiré des leçons du génocide rwandais, a-t-il estimé. « La responsabilité de protéger empêche désormais les États de prétendre que telles ou telles atrocités criminelles sont une affaire intérieure. La justice pénale internationale étend sa portée. Il est de plus en plus probable que les dirigeants et les chefs de guerre aient à répondre de leurs actes criminels », a noté le Secrétaire général.
Et le Rwanda lui-même s’est transformé en vingt ans.
« En une génération, vous avez, vous les Rwandais, montré au monde une autre vérité essentielle : la force de l’esprit humain. Les survivants font preuve d’une résilience qui défie l’entendement. Les enfants ont assisté à des actes de violence tellement graves qu’ils ont grandi du jour au lendemain. Et pourtant, vous et votre pays avez trouvé les moyens de revenir de très loin, de dominer des souvenirs effroyables et de revivre. Vous avez montré au monde que la transformation est possible », a déclaré M. Ban.
Le Secrétaire général a engagé le Rwanda « à continuer de renforcer la démocratie et la protection des droits de l’homme afin que son avenir soit celui d’un pays où règnent la liberté, la dignité et la sécurité et qui offre des perspectives à tous ». « J’insiste pour que, dans l’ensemble de la région des Grands Lacs, davantage soit fait pour renforcer la prévention et la coopération afin d’assurer l’harmonie et la stabilité régionales », a-t-il ajouté.
Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, John W. Ashe, a également appelé à se souvenir des victimes en ce jour anniversaire du génocide.
« En ce jour, j’encourage les Etats membres, la société civile, et d’autres acteurs à honorer la mémoire de ceux qui ont été tués sans pitié et inutilement, uniquement à cause de leur identité ethnique », a-t-il dit dans un message pour cette occasion.
De son côté, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a souligné qu’il fallait poursuivre les efforts pour traduire en justice les auteurs du génocide, aussi bien au Rwanda qu’ailleurs dans le monde.
« Nous devons soutenir les efforts rwandais pour garantir la promotion et la protection des droits de l’homme pour tous et les efforts pour faire avancer la réconciliation et la réhabilitation », a ajouté Mme Pillay.
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a rappelé pour sa part que le Rwanda avait accompli des progrès impressionnants dans le domaine du développement humain. Les taux de pauvreté ont chuté de près de 12%, hissant un million de personnes au-dessus du seuil de pauvreté depuis 2008.
« Les Nations Unies ont aidé le Rwanda à accélérer sa démocratisation par la création d’institutions de gouvernance réactives, notamment en ce qui concerne les partis politiques, les médias et la justice. L’organisation a également appuyé les efforts de réconciliation et mis en place un programme pour aider des dizaines de milliers de réfugiés rwandais à réintégrer leurs foyers », a souligné le PNUD dans un communiqué de presse.
L’ONU a également aidé le Rwanda à réduire ses niveaux de pauvreté. Des efforts ont été déployés pour accélérer une croissance inclusive, créer des emplois décents, stimuler les exportations et abaisser les niveaux de pauvreté, a-t-il ajouté.
« La diversification économique, la création d’emplois et l’autonomisation de jeunes hommes et femmes au Rwanda continuent à faire partie des priorités du PNUD. L’organisation aide plusieurs associations de jeunes à créer des forums pour promouvoir la création d’entreprises et l’innovation », a encore souligné le PNUD.
(Mise en perspective : Jérôme Longué)
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RCA : Bernard Acho Muna, le Président de la Commission d’enquête des Nations Unies fait le point

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Bernard Acho Muna, le Président de la Commission d’enquête sur la République centrafricaine (RCA) a évoqué, lors d’une interview pour la Radio des Nations Unies, le mandat de la Commission et les activités qu’elle mène sur le terrain afin d’identifier les personnes suspectes d’avoir commis ou ordonné des meurtres en RCA. Il parle des Antibalaka en tentant d’en dresser un portrait-robot et en s’interrogeant sur le fait que leur présence est ou n’est pas souhaitée par les autorités. Le Président aborde aussi la question de la coopération entre la Commission et les institutions judicaires de la RCA. Il confie aussi ce qu’il a observé sur le terrain.
Bernard Acho Muna est arrivé à Bangui, le 11 mars avec les deux autres membres de la Commission mise en place par le Conseil de sécurité. L’équipe a rapidement procédé à la collecte de preuves après des mois de violence interreligieuse qui ont détruit les institutions de l’État et ont créé l’insécurité alimentaire pour des millions de personnes.
Avant de se rendre sur place, le Président de la Commission d’enquête avait déclaré, lors d’une conférence de presse à Genève, que le mandat de la Commission vise à tout faire pour la RCA ne se rapproche pas d’une situation génocidaire, comme celle qui a pu être observée au Rwanda.
La Commission qui est censée comprendre Fatimata M’Baye de la Mauritanie et Jorge Castañeda du Mexique, devrait présenter son rapport initial au Conseil de sécurité dans les six mois.
(Interview : Bernard Acho Muna, le Président de la Commission d’enquête des Nations Unies en RCA; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)
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« L’Évangile nous invite à courir le risque de la rencontre avec le visage de
l’autre »

Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France, a prononcé mardi 8 avril un discours d’ouverture de l’Assemblée plénière des évêques de France qui se tient à Lourdes du 8 au 11 avril. L’archevêque de Marseille appelle à la rencontre, l’espérance et au discernement. Document.
Stphane OUZOUNOFF/CIRIC /
Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des Evêques de France.
Sur internet
« Chers Frères et Amis,
Le temps de la Passion

 

MGR GEORGES POIRIERS

Poursuivant notre marche de Carême, nous sommes entrés ce dimanche dans la quinzaine de la Passion. Avec l’Eglise entière, notre prière, nos regards, se portent sur le Christ, vivant les derniers jours de sa vie terrestre : jours d’amitié et de dialogue intime avec ses disciples, jours exposés pendant lesquels « les pensées secrètes des cœurs vont être révélées » : la versatilité d’une foule malléable à souhait, la hargne sans scrupule de la plupart des responsables accrochés à leur pouvoir, la peur et la lâcheté de ses disciples renforcées par leur incompréhension du mystère pascal, la fidélité de Marie, des saintes femmes et de Jean, le disciple bien-aimé. Et Jésus avance, uni sans faille à son Père et consentant au projet de salut des hommes par l’enfouissement d’une puissance d’amour, de vie et de pardon qui va triompher de toute peur, de toute haine, de tout désespoir, et même de la mort. Quelle beauté divine cachée sous le visage du Fils bien-aimé fait homme, qui avance libre et vainqueur sous les traits du Juste persécuté et abandonné ! Et dans douze jours, nous chanterons alléluia, donnant foi et confiance à ce Dieu dont l’amour infini pour les hommes ouvre un sens inespéré à nos vies humaines et à celle de l’humanité entière : le chemin du bonheur traverse épreuves, échecs, rejets, menaces, persécutions, chutes, déshumanisation. Le crucifié ressuscité est le premier-né d’une multitude de frères, le prophète de la fraternité humaine qui se construit par une vie donnée, une victoire en soi-même contre les puissances de mal et de mort. Quel profond mystère, chers frères ! C’est bien celui que nous contemplons, dont nous mesurons toute la richesse, dont nous essayons de vivre, que nous voulons annoncer à tous. Comme le Christ nous venons de Dieu et nous allons vers Lui ! Nous nous réjouissons de voir à l’œuvre aujourd’hui la puissance du Ressuscité dans le cœur de ceux et celles qui découvrent son amour, sa patience, sa persévérance, son pardon ! Avec plus de 3600 catéchumènes, dans la nuit de Pâques, nous proclamerons : « Christ est ressuscité ! Il te baptise ! Il répand sur toi son Esprit Saint, Il se donne à toi comme nourriture d’amitié et d’espérance pour ta marche ici-bas. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. Vivez en enfants de lumière ». Quelle joie d’être témoin de l’œuvre de l’Esprit qui vient constituer en frères et sœurs, des hommes et des femmes dont la vie ne laissait pas percevoir qu’il en serait ainsi tant sont divers leurs âges, leurs origines sociales et culturelles, leurs chemins parcourus ! Quel beau message de fraternité humaine universelle ! Cette joie ne nous fait pas oublier le nombre trop grand d’hommes et de femmes qui partout dans le monde ont une vie trop dure, trop injuste, trop inhumaine : victimes d’inégalités profondes dans toutes les sociétés, victimes de guerres de toutes sortes, victimes de trahison, de calomnies, de rejets, de violences indicibles. Que de souffrances ! Que d’hommes et de femmes et même d’enfants qui connaissent des conditions de vie indignes. Comment ne pas avoir une pensée pour nos frères chrétiens qui célèbreront ces jours de la Passion dans la conscience de vivre eux aussi un chemin de croix qui n’en finit pas : chrétiens de Syrie, des pays du Moyen-Orient, de Centrafrique, du Mali, d’Irak et de bien d’autres endroits du monde. Comment ne pas penser à ce que vivent les Ukrainiens ? La présence parmi nous de Monseigneur Borys Gudziak nous rend proche ce que vit le peuple d’Ukraine. Nous l’avons assuré et nous l’assurons encore de notre prière fraternelle, ainsi que d’ailleurs Monseigneur Jean Teyrouz, Evêque de l’éparchie de Sainte Croix de Paris des Arméniens catholiques de France et Monseigneur Maroun Gemayel, évêque de l’Eparchie maronite de France. Ils témoignent au milieu de nous de la souffrance des populations arméniennes, libanaises, syriennes et de toutes celles touchées par ce trop long conflit en Syrie. Combien de temps encore auront-ils le sentiment que le reste du monde demeure indifférent à leur sort ? Combien de temps encore ces peuples vont-ils douter de la réelle solidarité et fraternité humaine ? Oui, la mondialisation de l’indifférence alourdit leurs épreuves. Le sentiment de l’impuissance de la communauté internationale met à jour les égoïsmes d’une humanité qui oublie les exigences de la justice, du droit et de la solidarité. Nous comprenons la forte insistance que le Pape François a donnée à la dimension sociale de l’évangélisation dans l’Exhortation apostolique « La joie de l’Evangile », qui fait suite au synode sur « La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi ». Il a pu ainsi écrire dans le chapitre intitulé « La dimension sociale de l’évangélisation » au numéro 183 : « Nous aimons cette magnifique planète où Dieu nous a placés, et nous aimons l’humanité qui l’habite, avec tous ses drames et ses lassitudes, avec ses aspirations et ses espérances, avec ses valeurs et ses fragilités. La terre est notre maison commune et nous sommes tous frères. Bien que « l’ordre juste de la société et de l’État soit un devoir essentiel du politique », l’Église « ne peut ni ne doit rester à l’écart dans la lutte pour la justice. » (Benoît XVI, Deus Caritas est, n° 28).
Une société en quête de confiance
Nous sortons en France d’une période d’élections municipales avant d’entrer dans celle des élections européennes. Les premières, les élections municipales, reflètent la perception de l’état de la société par le plus grand nombre, d’autant plus que la commune est le lieu des solidarités de proximité où se jouent le vivre-ensemble et la recherche du bien commun. On peut se réjouir du grand nombre de candidats qui se sont proposés aux suffrages de leurs concitoyens. Un sur 50 Français, a-t-on pu lire ! Beaucoup ont désiré s’investir dans la marche de leur commune et ont eu soif de prendre des responsabilités. Toutefois, le nombre important d’abstentionnistes ne peut pas nous faire oublier la lassitude, le désarroi, la peur de l’avenir d’un très grand nombre de nos concitoyens. Il faudra du temps, de la générosité, de la probité de vie, du sens du bien commun pour que beaucoup retrouvent confiance et espoir. On peut penser à ceux qui sont en attente des biens essentiels : logement, travail, éducation, santé, statut légal bien plus que des changements sociétaux qu’on a voulu imposer au risque de diviser encore la société.
Nous voulons encourager les nouveaux élus à mettre au centre de leurs préoccupations les personnes les plus fragiles et vulnérables, afin de contribuer à bâtir une société plus humaine et plus fraternelle. Nous voulons les inviter au choix d’une vie exemplaire qui redonne confiance en la classe politique fragilisée par la complexité des défis à relever et par des comportements individuels décevants et irresponsables.
Les élections européennes se profilent à l’horizon. J’ai eu l’occasion de m’exprimer à ce sujet lors de l’assemblée de novembre. Les instances européennes de l’Eglise l’ont fait plus récemment. Les événements d’Ukraine viennent mettre à jour les espoirs que donne l’Europe dans sa réalité politique à la plus grande partie de cette nation et aussi la fragilité et la lenteur de ses institutions, aggravées par les crises économiques que nous traversons. À une époque où la mondialisation est devenue une réalité, on ne peut se replier sur des intérêts ou des recherches identitaires strictement nationales. L’avenir et l’espoir ne sont pas de ce côté, mais bien dans la capacité des pays européens à relever ensemble les défis qui s’offrent à eux par un chemin de dialogue, de concertation, d’accords pour échapper aux violences multiformes dont la guerre est le symbole le plus fort. Et cela, bien sûr, sans que nul ne soit obligé de perdre sa conscience d’être citoyen de tel ou tel pays. Nous encourageons encore une fois nos concitoyens à montrer par leur vote leur confiance en cette Europe de la paix et de la solidarité, en cette année où nous allons entrer dans le souvenir douloureux de la Première Guerre mondiale qui a marqué si cruellement notre continent européen et l’histoire de nos familles et de notre pays.
La canonisation des Papes Jean XXIII et Jean-Paul II : Lire les signes des temps
Dans à peine trois semaines, le Pape François canonisera deux de ses prédécesseurs : les Papes Jean XXIII et Jean-Paul II. Tous deux ont marqué profondément la vie de l’Eglise et celle du monde. Jean XXIII a convoqué le Concile Vatican II qui fut, selon le mot de Jean-Paul II, « la grande grâce dont l’Eglise a bénéficié au XXème siècle : il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence. » (Novo Millennio Ineunte, n° 57). Il a invité l’Eglise à savoir lire les « signes des temps ». Il s’est élevé contre « les prophètes de malheur » et a ouvert cette attitude de dialogue que le Pape Paul VI a poursuivie avant que Jean-Paul II ne nous conduise à la vivre en nous appuyant sur la lumière du Christ, Rédempteur des hommes. « N’ayez pas peur. Ouvrez toutes grandes les portes au Christ. », s’est-il écrié lors de l’homélie de la Messe de son intronisation.
Cette lecture des signes des temps, le Pape François nous invite à la poursuivre dans son Exhortation apostolique « La joie de l’Evangile » : « Je ne crois pas qu’on doive attendre du magistère papal une parole définitive ou complète sur toutes les questions qui concernent l’Eglise et le monde. Il n’est pas opportun que le Pape remplace les Episcopats locaux dans le discernement de toutes les problématiques qui se présentent sur leurs territoires. En ce sens, je sens la nécessité de progresser dans une « décentralisation » salutaire. » (n° 16). Et plus loin, il ajoute : « J’exhorte toutes les communautés à avoir « l’attention constamment éveillée aux signes des temps ». Il s’agit d’une responsabilité grave, puisque certaines réalités du temps présent, si elles ne trouvent pas de bonnes solutions, peuvent déclencher des processus de déshumanisation sur lesquels il est ensuite difficile de revenir. Il est opportun de clarifier ce qui peut être un fruit du Royaume et aussi ce qui nuit au projet de Dieu. » (n° 51) Il nous invite à aller au-delà d’un regard purement sociologique pour nous situer « dans la ligne d’un discernement évangélique. C’est le regard du disciple-missionnaire qui « est éclairé et affermi par l’Esprit Saint. » (n° 50)
Appelés à discerner
Un discernement évangélique : n’est-ce pas ce à quoi nous sommes invités en ce temps qui est le nôtre ? Notre société souffre. Elle est en interrogation. En son sein, les baptisés eux-mêmes sont habités par des questionnements profonds qui peuvent les déstabiliser, les raidir, les fragiliser. Les questions de société sont profondes. Elles touchent le respect de la vie, celui des enfants, la conception du mariage, la fin de vie et finalement l’homme lui-même, dans son être profond, et à cause des possibilités qu’offrent les découvertes récentes de la recherche sur le génome humain. Elles touchent encore les questions de justice, de partage des biens, de respect de la personne des salariés réduite trop souvent à « une variable d’ajustement », d’accueil des étrangers, du vivre-ensemble dans notre société désormais pluraliste. L’avenir ne peut être dans la promotion des comportements eugéniques ni dans la perpétuation d’un ordre économique qui exclut trop de membres de nos sociétés. Que veut nous dire l’Esprit à travers ces évolutions, ces questionnements, ces souffrances, ces enthousiasmes ? Que veut-il que nous disions au nom du bien de l’homme et de tout l’homme ? Quelle est la juste manière de vivre en chrétien dans cette société ? Les moyens de communications modernes, le développement des réseaux sociaux avec un emploi parfois marqué par la violence, l’irresponsabilité et la fermeture à tout dialogue, tout cela modifie profondément les comportements individuels et collectifs. Le rapport de force dans une époque où le législatif n’est plus inspiré par les valeurs qui ont fait notre société peut être ce qui est recherché au détriment de tout effort de réflexion, de confrontation, de conversion même. Nous-mêmes, évêques, nous sommes souvent sollicités ou même requis pour donner caution à des initiatives de tous ordres. Le risque d’être instrumentalisé ou d’instrumentaliser mérite discernement et échange. Notre ministère trouve son inspiration dans la Parole de Dieu, la réflexion de l’Eglise, la communion épiscopale, l’écoute spirituelle de ce que construit et inspire l’Esprit. Il y a vingt ans, nous avons su engager une vaste réflexion sur « la proposition de la foi dans la société actuelle ». Le contexte dans lequel nous vivons a bougé. La crise financière, économique, sociale et politique a fait son œuvre. Le pluralisme s’est installé dans notre pays de façon durable. Les évolutions sociétales déstabilisent et divisent. Les progrès des connaissances sur l’homme, si elles ouvrent la perspective de progrès thérapeutiques ne ferment pas la porte à des usages inhumains, irrespectueux de la dignité de l’homme. Beaucoup viennent vers l’Eglise, conduits par l’Esprit de Dieu, pour vivre une expérience spirituelle et trouver une lumière pour avancer dans l’espérance et la fraternité. Ils attendent beaucoup de nous.
Nous leur redisons cet amour de Dieu pour chacun et nous annonçons l’appel du Christ à construire un monde juste et fraternel. Notre foi est porteuse d’une espérance dont le monde a besoin. Comment poursuivre ou renouveler notre discernement pastoral, notre engagement pour l’homme, pour tous les hommes à la lumière de l’Evangile, du Christ ? Le temps n’est-il pas venu de l’entreprendre ensemble ? Voilà bien des questions dont il faut nous parler pour enrichir notre regard, nous soumettre à la Parole de Dieu et tenir notre place dans la conduite du peuple de Dieu. « Ne nous laissons pas voler l’espérance ! », écrit le Pape François au n° 86 de son Exhortation apostolique « La Joie de l’Evangile », et il ajoute : « L’idéal chrétien invitera toujours à dépasser le soupçon, le manque de confiance permanent, la peur d’être envahi, les comportements défensifs que le monde actuel nous impose… L’Évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps. La foi authentique dans le Fils de Dieu fait chair est inséparable du don de soi, de l’appartenance à la communauté, du service, de la réconciliation avec la chair des autres. Dans son incarnation, le Fils de Dieu nous a invités à la révolution de la tendresse. » (n° 88)
La puissance de la faiblesse
Durant cette session, nous accueillerons Monsieur Jean Vanier. On ne le présente pas. L’occasion heureuse nous est fournie par le 50ème anniversaire de la fondation de l’Arche. Sa rencontre de la fragilité et du handicap a bouleversé sa vie. Il est devenu le témoin émerveillé d’une parole humanisante jaillie du plus profond de l’épreuve, de la souffrance, du handicap. Vivre avec les plus fragiles permet de s’ouvrir à des valeurs spirituelles ignorées jusque-là. L’humanisation de la société ne viendra pas de pratiques eugéniques en début de vie, ni d’assistance au suicide en fin de vie. Elle vient de la compassion, du partage de la vie, du toucher et du « se laisser toucher », du verbal et du non-verbal, de l’humilité et du service. Eliminer l’autre ne sera jamais une solution humaine. S’il y a des choses à éliminer, elles le sont dans nos comportements marqués par l’égoïsme, la peur, le manque de justice ou de compassion. Puisse se faire entendre la parole des plus faibles et de ceux qui vivent avec eux. Puisse-t-elle réveiller nos consciences pour que nous bâtissions un monde plus fraternel et moins dur.
Souvent la famille est le lieu de ces soutiens admirables. Elle est la première école de la vie, le lieu de l’apprentissage du respect, de la place faite à celui qui est différent, des solidarités les plus immédiates et naturelles. Le Pape François nous engage dans une grande réflexion, à laquelle le plus grand nombre ont été associés. Le récent consistoire a permis un premier échange entre cardinaux. Les deux assemblées synodales de 2014 et 2015 permettront d’examiner les défis de la famille dans le contexte de l’évangélisation. Dans sa mission d’accompagnement de l’humanité, l’Église veut à la fois redire une parole reçue du Christ qui indique le chemin d’un bonheur durable et en même temps accompagner dans cette recherche ceux et celles que l’épreuve ou l’échec ont blessés. Beau et nécessaire défi : montrer le chemin et relever celui qui est tombé ! La pastorale familiale, dans la diversité de ses composantes, met en œuvre cette mission avec bien d’autres. Nous leur exprimons notre encouragement et notre reconnaissance. Mais la plus belle page de ce message est écrite par la vie des couples chrétiens, qui avec réalisme, joie et courage donnent le témoignage du bonheur que procure une vie de famille fidèle, accueillante à la vie, riche en pardon et en engagement, pétrie par l’amour.
Le Pèlerinage du Pape François en Terre Sainte
Un grand moment de vie d’Église nous attend dans quelques semaines. Le Pape François va se rendre en Terre Sainte sur les pas du Christ en pèlerin de paix, d’unité et d’espérance. Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal vient de présenter ainsi ce moment : « Le point culminant de ce pèlerinage sera l’accomplissement de son vœu le dimanche soir, le 25 mai, dans l’église du Saint-Sépulcre, église de la Résurrection. Le Pape a annoncé, un peu plus tôt cette année, le 6 janvier : « Si Dieu le veut, j’irai en pèlerinage en Terre Sainte. Le but principal est de commémorer la rencontre historique entre le pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras, qui a eu lieu il y a exactement 50 ans ». Nous attendons avec impatience l’étreinte du Saint Père avec le Patriarche orthodoxe de Constantinople, Bartholomée, ainsi qu’avec nos frères ici à Jérusalem : le Patriarche grec orthodoxe Théophilos et le Patriarche arménien Noorhan et tous les chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem. Nous sommes appelés à être un et le Pape vient nous le rappeler et renouveler notre esprit d’unité et d’amour fraternel. » Dans nos Eglises diocésaines, en proximité avec ce pèlerinage, nous prierons pour l’unité, pour la paix en cette terre tellement sainte et pour la réussite spirituelle de ce grand moment d’Eglise, porteur d’espérance.
Marie, étoile de l’évangélisation
Permettez-moi d’emprunter à notre Pape François ces mots de conclusion. Au terme de son exhortation apostolique « La joie de l’Evangile », le Saint-Père nous présente Marie comme étoile de la nouvelle évangélisation. Il écrit au n° 288 : « Il y a un style marial dans l’activité évangélisatrice de l’Eglise. Car chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. En la regardant, nous découvrons que celle qui louait Dieu parce qu’« il a renversé les puissants de leurs trônes » et « a renvoyé les riches les mains vides » (Lc 1, 52-53) est la même qui nous donne de la chaleur maternelle dans notre quête de justice. C’est aussi elle qui « conservait avec soi toutes ces choses, les méditant dans son cœur » (Lc 2,19).
Puisse-t-elle accompagner nos travaux de ces jours en ce lieu où elle a regardé la petite Bernadette comme on regarde une personne ».
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Syrie : le Cardinal Béchara Boutros Raï met en garde contre le danger des groupes islamistes

Cardinal Boutros

 

 

Cardinal Béchara Boutros Raï, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient
Après avoir, entre autres, rencontré mardi, à Genève, Lakhdar Brahim, le Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, le Cardinal Béchara Boutros Raï, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, s’est adressé mercredi à la presse.
Devant les journalistes, le cardinal a averti les pays occidentaux sur le danger des groupes islamistes en Syrie, quand il a parlé de la montée en puissance sur le terrain de formations islamistes qui se repartissent en différents courants fondamentalistes, radicalistes, djihadistes, takfiris, citant notamment le rôle d’Al Qaeda et Al Nosra en Syrie.
Pour le Cardinal, la solution politique en Syrie passe par un dépôt des armes, le dialogue, la négociation sur l’application des réformes politiques et socio-économiques, qui ne peuvent être imposées par la force de l’extérieur.
(Extrait sonore : Cardinal Béchara Boutros Raï, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient)
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Les évêques du Québec soulagés par le rejet du projet de Charte des valeurs

Eveque du quebec

La défaite, lundi 7 avril, du Parti québécois aux élections provinciales, en grande partie à cause du projet de loi controversé sur la laïcité, réjouit les évêques québécois, qui demeurent vigilants sur les intentions du Parti libéral, sorti vainqueur.
Philippe Couillard, nouveau premier ministre du Québec
Les évêques catholiques québécois ont fait part de leur soulagement après l’abandon du projet controversé de Charte des valeurs québécoises consécutif à la cinglante défaite du parti québécois, lundi 7 avril, au cours des élections provinciales.
Cette défaite du parti souverainiste, la pire depuis son émergence en 1970, est d’autant plus sévère que le premier ministre sortant, Pauline Marois, avait justement dissout l’assemblée provinciale pour y obtenir la majorité nécessaire au vote de ce projet de loi pourtant controversé dans l’opinion.
« Message d’apaisement »

 

Bishop Fournier

Comme l’a rappelé au micro de Radio Vatican Mgr Pierre-André Fournier, archevêque de Rimouski et président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, les évêques avaient placé la question de la liberté religieuse parmi les enjeux de cette élection. Très réticents contre le projet du Parti québécois, ils se réjouissent donc de la victoire libérale et ont adressé leurs « félicitations » au nouveau premier ministre Philippe Couillard.

Philippe Couillard

Il a surtout relevé que les électeurs québécois avaient lancé un « message d’apaisement ». Une analyse largement partagée depuis mardi par la presse québécoise qui reproche à Pauline Marois d’avoir voulu jouer sur les divisions.
Nouveau projet libéral
« Même si les Québécois appuyaient la Charte, ils n’ont certainement pas aimé la façon dont Mme Marois, en jouant de façon scandaleuse sur le terrain de l’extrême droite européenne, a voulu miser sur la division. Elle a été punie, et elle le méritait », relève ainsi Alain Dubuc dans le quotidien montréalais La Presse.
« On aura une sérieuse réflexion à avoir sur le contenu même de cette charte. Il y a des éléments qui pouvaient davantage rassembler. Je pense qu’on aurait dû se concentrer sur ce qui faisait davantage consensus », a reconnu de son côté le jeune député péquiste Alexandre Cloutier à Radio Canada.
À peine élu, Philippe Couillard a d’ailleurs voulu jouer l’apaisement et annoncé qu’il présenterait sa propre mouture de charte repoussant les éléments les plus controversés comme l’interdiction pour les employés de la fonction publique de porter des signes religieux ostentatoires.
Vigilance des évêques
Ce projet de loi demanderait seulement que les services aux citoyens soient livrés à visage découvert : une proposition qui a immédiatement reçu le soutien du ministre fédéral du multiculturalisme. « J’ai toujours dit que ce serait inadmissible pour un fonctionnaire fédéral de traiter un client, un citoyen à visage couvert », a déclaré Jason Kenney.
Les évêques québécois se disent toutefois vigilants quant à l’avenir, rappelant que le précédent gouvernement libéral avait chuté en 2012 suite à un long conflit étudiant.
« Nous verrons ce que le nouveau gouvernement proposera. Nous continuerons à être vigilants, même s’il est trop tôt pour parler de crainte », a insisté Mgr Fournier sur Radio Vatican.
Nicolas Senèze (avec Radio Vatican, AFP, La Presse)

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Aux Philippines, la cour suprême valide la loi sur la contraception
La loi instaurant la gratuité de la contraception aux Philippines va entrer en vigueur.

Erik de Castro/Reuters
A Manille, des adolescentes enceintes se rendent à une consultation de suivi de grossesse organisée par les Nations unies.
Avec cet article
Aux Philippines, des milliers de catholiques manifestent contre la loi sur la « santé reproductive »
L’Église philippine qui avait engagé un recours contre ce texte a promis de respecter cette décision, tout en continuant à défendre le « caractère sacré de la vie ».

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Le président Aquino a remporté une victoire politique.
La Cour suprême des Philippines a tranché hier. La loi instaurant la gratuité des moyens de contraception pour les plus pauvres « n’est pas anticonstitutionnelle ». L’Église catholique de l’archipel, qui avait saisi la Cour pour réclamer l’invalidation de cette loi promulguée en décembre 2012 par le président Benigno Aquino, a été déboutée.
Le texte prévoit la gratuité des moyens de contraception (préservatif, pilule) et l’éducation sexuelle à l’école. Il rend obligatoire la formation des travailleurs sociaux au planning familial et légalise les soins post-avortement, alors que l’avortement, comme le divorce, reste interdit aux Philippines.
« Séparation de l’Église et de l’État »
« Cette décision confirme la séparation de l’Église et de l’État et affirme la suprématie du gouvernement dans les sujets de société séculiers comme la santé et le développement socio-économique », s’est félicité le député Edcel Lagman, principal artisan de la loi.
Mgr Socrates Villegas, archevêque de Lingayen Dagupan et président de la conférence épiscopale philippine, a réagi en encourageant les fidèles à respecter la décision de la Cour. L’Église, a-t-il ajouté, « doit continuer à soutenir le caractère sacré de la vie humaine ». Il relève que les juges ont « reconnu l’importance de l’objection de conscience y compris pour les médecins œuvrant dans des structures sanitaires publiques », et confirme que tous les catholiques « travailleront côte à côte avec ceux qui soutiennent la loi pour le bien du pays ».
Une loi « équilibrée »
« Cette loi est équilibrée, il fallait qu’elle soit mise en œuvre », estime le Bernard Holzer, prêtre assomptionniste aux Philippines qui relève que « les familles de classes moyennes aux Philippines n’ont que deux enfants », quand le taux de fertilité moyen s’élève à 3,54 enfants par femme.
Selon lui, l’Église philippine va sans doute évoluer vers « plus d’engagements sociaux, contre la pauvreté et la corruption. Elle va continuer à accompagner le processus de paix avec les rebelles musulmans de Mindanao, à s’engager sur le terrain, à lutter contre la pauvreté ».
Pour le P. Melvin Castro, responsable de la Commission famille de l’Église philippine, « la vraie bataille est au-delà de cette loi, c’est de gagner, ou regagner le cœur de la jeunesse. Celle-ci a déjà recours aux contraceptifs et c’est pour cela que l’Église a bien du travail devant elle ».
« Rester dans l’approche pastorale conseillée par le pape François »
Dans un pays de 100 millions d’habitants dont plus de 80 % sont catholiques, l’Église avait pris le risque de militer contre un texte approuvé, d’après un récent sondage, par 72 % de la population. Selon le P. Holzer, « l’Église s’est impliquée dans un rapport de pouvoir sur cette loi, au risque de se couper des fidèles, alors qu’elle aurait dû rester dans l’approche pastorale conseillée par le pape François d’accompagnement des fidèles ».
L’Église a voulu dire au président Aquino qu’il « n’avait pas à se faire dicter sa politique familiale par des bailleurs de fonds internationaux, comme la Banque asiatique de développement (BAD) et la Banque Mondiale (BM), qui ont conditionné des financements importants au vote de cette loi », analyse Régis Anouil, rédacteur en chef d’Églises d’Asie, l’agence de presse des Missions étrangères de Paris.
L’Église ne peut plus jouer les premiers rôles
Après avoir été un « instrument politique majeur pour éviter la guerre civile lors de la chute de la dictature de Marcos et de la transition vers la démocratie », l’Église ne peut plus désormais jouer les premiers rôles. Elle n’en fait pas moins fait entendre sa voix, rappelant que la priorité, selon elle, reste la lutte contre la pauvreté et la corruption.
« Aux Philippines, 50 familles concentrent 80 % de la richesse et la pression démographique est si forte que 10 % des Philippins travaillent hors de leur pays, ce qui déstructure les familles. L’Église dit que ce pays n’est pas pauvre parce que les familles sont nombreuses, mais parce que la richesse est trop concentrée », résume Régis Anouil.
Un point sur lequel l’Église philippine rejoint les Nations unies. En apportant hier son soutien à Manille pour « une application pleine et entière de la loi », l’ONU a relevé que les objectifs de recul de la mortalité en couches ne seraient pas atteints en 2015, dans un pays où une personne sur quatre vit avec moins de 1 dollar par jour.
NATHALIE LACUBE

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Proverbes
Bèt a plim pa tanpe
Se pa sila ki fè ou achte cwal gwo van nan sezon lapli, ki va ide ou nouri li nan sèk
Jann long pa vle di konnen mache
Youn bon zo pa toujou tonbe nan bouch youn bon chen
Kay ki genyen trou, twonpe solèy, men pa twonpe lapli
Sa Ki peye vyolon pa danse toujou
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Archidiocese de Port-au-Prince-Nouvelles

Nominations dans l’Archidiocèse de Port-au-Prince

 

Fin 2013-janvier 2014

Par précision de Son Excellence Mgr Guire Poulard, Archevêque de Port-au-Prince

Mgr Jean –Pierre Pierre Philippe est nomme Vicaire pour le Clergé et Curé de la Paroisse Sainte Geneviève des Orangers

Mgr Théodule Domond est nommé Vicaire pour la famille

R. P. Thony Chadique, fondateur de la paroisse N.D. du perpétuel Secours (Orianie foret des pains)

R.P. Yves Carlos Romulus est nommé Curé fondateur St Gérard (Baudry, petit-Goave).

R.P. Yves Etienne, Curé fondateur de la paroisse St Augustin (Morne Lazard)

R.P. Jean Julien Ladouceur, Curé fondateur de la paroisse Immaculée Conception (La grotte Turgeau)

R.P.  Bakanda Nyoy Sylvain, cicm Curé fondateur de la paroisse Notre Dame de la paix (Silo)

R.P. Iliéris Junior, Curé de la  paroisse St Joseph (croix des bossales)

R.P. Fritzner Jean Francois, Curé Saint Joseph ( Fonds Parisien)

R.P. Frantz Price, Curé de la paroisse St Jacques ( Fermathe)

R.P. Pierre Paul Raphael, Curé fondateur de la paroisse St Cyrille (Grande source , lagonave)

R.P. Pascal Renoncourt,cfm , Curé  de la paroisse St Michel à casale.

R.P. Harold Francois, Curé fondateur de la paroisse Ste Lucie ( Petit palmiste, Lagonave)

R.P. Emile Joseph, Curé fondateur de la paroisse Notre Dame de Lourdes (Soissons, Fermathe).

R.P.  Piere Présumé, Curé de la paroisse St André de Dufort.

R.P. Arthur Jean Robert, Curé de Gros mangles ( Lagonave)

R.P. Patrick Plaisival, Curé fondateur de plaisance Thomazeau

R.P. Robatorio Andrew cicm, Curé de la paroisse St Jude Delmas 31

R.P. Bakand Nyoy Silvain Cicm, Curé fondateur notre Dame de la paix

R.P. Marion Poncette, Curé Notre Dame de la Médaillé miraculeuse, Tabarre.

R.P. Patrick Edumé, Vicaire à la paroisse Ste Croix de  fonds verrettes

 

 

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Pour un ACCORD qui “ACCORDE”…

Haïti-Politique

Pour un ACCORD qui “ACCORDE”…

Publié le lundi 31 mars 2014

La controverse autour de l’Accord d’El Rancho trouve son fondement tant dans le contenu du document que dans les modalités des démarches ayant abouti à son élaboration.

Dans son contenu, les parties qui le contestent trouvent que l’Accord ne fait aucun cas des problèmes essentiels :

Il est reproché à l’Accord de n’avoir pas adressé le problème de la forte dépendance de l’organisme électoral par rapport à l’exécutif. La possibilité que chaque pouvoir de l’Etat change seulement un de ses trois représentants au sein de celui-ci n’offre véritablement pas la possibilité de le changer et de le réorienter. Quelle prise en compte, par le document d’El Rancho, des mises en place déjà effectuées par le « Conseil électoral Ménard ». Un simple changement de nom de l’institution (de Collège Transitoire du Conseil Electoral Permanent à Conseil Electoral) suffira-t-il à invalider tous les actes administratifs déjà posés par la bande à Ménard (entendez par-là la majorité des membres du conseil acquis à l’Exécutif) ?

L’Accord a laissé de côté le problème des violations de la Constitution, des dérives anti-démocratiques et d’implication dans la corruption de l’équipe Martelly/Lamothe. Ces problèmes justifient les appréhensions quant au risque que les élections ne soient pas démocratiques. L’élargissement du gouvernement préconisé dans le document ne rassure pas les uns et les autres, dans la mesure où il risque d’être purement cosmétique. Imagine-t-on le tandem Martelly/Lamothe disposé à appeler des membres de l’opposition à des postes importants ? Les partis qui ont accepté de parapher l’Accord ne risquent-ils pas de se voir confier rien que des postes de seconde importance, tels que les portefeuilles du Commerce, de la Communication, des Haïtiens vivant à l’étranger qui ne comptent d’ailleurs pas des titulaires ? Un gouvernement de consensus, avec un nouveau premier ministre, aurait plus de chance d’établir la confiance dans un Exécutif devenu alors respectueux des normes constitutionnelles.

Divers autres points sont soulevés concernant l’Accord. Sans entrer dans les détails des critiques exprimées ici et là, nous devons aboutir à la conclusion que le respect de certaines règles dans la conduite des discussions politiques aurait pu permettre l’obtention d’un accord qui, à défaut de faire l’unanimité, aurait bénéficié d’un appui somme toute significatif. A ce sujet, voici, à titre de suggestions, certaines règles dont la mise en application, à notre humble avis, aurait pu nous éviter bien des déconvenues.

1-Pour être fructueux l’objet d’un dialogue doit être clairement défini et les parties qui se réunissent autour d’une table doivent admettre que l’objet défini constitue bien le motif de leur réunion. Les discussions pourront alors être menées sur des questions précises, pendant une période déterminée.

2-Le succès d’un processus de dialogue implique aussi que ce soit effectivement les parties en conflit ou en désaccord qui se rencontrent aux fins de trouver une porte de sortie. En ce sens, l’objectif d’appeler autour de la table le plus d’acteurs concernés possible, constitue une obligation. Il faut donc toujours tenir compte du risque qu’un accord ne faisant pas l’unanimité ou ne répondant pas aux désidératas de la majorité des acteurs concernés, soit voué à l’échec.

3-Avant et pendant le processus de dialogue, les parties doivent, chacune de leur côté, envoyer des signaux traduisant leur bonne volonté. Cette règle s’impose même si elles sont en situation de guerre ou de confrontation. Les positions des uns et des autres doivent nécessairement subir des inflexions en rapport avec l’objectif de dialogue.

4-L’intérêt et la chance de succès d’une initiative de dialogue reposent sur la sincérité et la bonne foi des parties. Le respect mutuel en est également une condition sine qua non. Les parties doivent faire montre d’ouverture et de flexibilité, étant entendu qu’elles se trouvent irrémédiablement dans l’obligation de faire des concessions en vue d’aboutir à un compromis acceptable.

5-Un accord issu d’un processus de dialogue doit avoir pris en compte les problèmes les plus essentiels ayant constitué l’objet du litige ou du contentieux entre les parties. Des résolutions appropriées doivent être prises en termes de réponses claires et précises aux problèmes en question.

6-Le mode d’application des résolutions de l’accord obtenu doit être clairement exposé dans celui-ci. Au besoin, une structure de suivi peut être mise en place afin de vérifier l’entrée en vigueur des résolutions et, plus tard, d’évaluer leurs résultats.

7-L’accord doit contenir des clauses d’annulation. L’une ou l’autre des parties ou l’ensemble des parties peut se trouver dans l’obligation de dénoncer l’accord. Les modalités de dénonciation doivent être clairement définies afin qu’une partie quelconque ne prétexte de la validité de l’accord alors que, dans la réalité, celui-ci est devenu inopérant et ne s’impose plus à ses signataires.

8-Des modalités d’amendement de l’accord peuvent également être prévues afin d’éviter qu’il soit nécessairement dénoncé. L’évaluation de l’accord peut amener les parties à vouloir s’asseoir de nouveau pour en améliorer la portée. Des situations non prévues lors de la signature d’un accord peuvent survenir en impliquant ipso facto une mise à jour, toutes les fois que les parties demeurent en harmonie et entendent poursuivre leur coopération.

9-La plus large publicité doit être donnée au contenu de l’accord dans les milieux concernés par son application afin que nul n’en prétexte ignorance.

10-Pour ne pas représenter en soi une pomme de discorde alors que son but est la résolution d’un problème, un accord quelconque intervenu entre des parties doit se situer dans le cadre légal général et dans celui, particulier, ayant rapport avec le domaine ayant fait l’objet des discussions.

Marvel Dandin

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Good to know          Youth and adults needing Sacraments of Initiation

 

Deacon Paul

 

 

Deacon Paul

In the early Church, whole families were baptized, confirmed and admitted to Holy Communion after a catechumenate of about 3 years. For a while, it was risky business with actual martyrdom. Over time, things became settled. All the adults had received the Sacraments and only infants needed initiation.

In the East, the practice has remained to celebrate all three Sacraments of Initiation in one ceremony with the family and community ensuring the formation of the youth as they grew.

In the West, Baptism was celebrated first, then Holy Communion, then Confirmation. The Protestant Reformation challenged most Sacraments and infant Baptism.

Following Vatican II, the Church has restored the Catechumenate for youth and adults who were never baptized, were baptized without further faith formation or in a different christian denomination.

Participants receive apprenticeship in the parish (RCIA) for a suitable period of time to receive the Sacraments and/or being received into full communion of the Catholic Church at Easter or Pentecost.

Now there are in our migrant communities, individuals and families who have not completed their initiation back home. They come to church quite regularly, they join the choir or some other ministry but feel ashamed to publicly come forward and complete their initiation. Perhaps we need a conversation about this  with a sharing of best practices to handle it.

+                              +                          +

Dans nos paroisses, nous avons des jeunes et des adultes qui n’ont pas reçu tous les Sacrements d’Initiation. Certains sont très actifs mais ne sont pas à l’aise pour compléter publiquement leur initiation à Pâques ou Pentecote.. Il nous faudrait un grand échange sur le sujet et les meilleures pratiques en effet

FLASH ! FLASH ! FLASH !

CONVENTION OF THE HAITIAN APOSTOLATE.

The National Center of the Haitian Apostolate will hold its 29th convention In La Quinta Hotel in the town of SECAUCUS New Jersey.

When? On the weekend of June 13-15, 2014. It begins at 4 p.m. on Friday June 13th and ends after lunch by 2 pm on Sunday the 15th

Purpose?

Fervent Catholics who are pastoral workers need a space to be helped and healed, a place where faith itself in the crucified and risen Jesus is renewed, where the most profound

questions and daily concerns are shared, where deeper discernment about our experiences and life itself is undertaken under the light of the Gospel for the purpose of directing individual and social decisions toward the good and beautiful.” (Evangelii Gaudium)

Undertake a resolute process of discernment, purification and reform to give new vigorto our communal project of transforming our culture and our society.

As Church members, our vocation is not simply personal achieved through individualistic pietyWe are called to be a cell in a body, a branch in a tree, a stone in the temple. We must

therefore learn to pray together, the learn together, to plan and act in the unity of the Spirit.

Let us not allow ourselves to be robbed of the Gospel and of a sense of community.

Who should come?

a) Every Catholic Parish and Prayer group should delegate a minimum of 2 members.

b) Every Catholic who wishes to enlarge his (her) vision of the Church’s mission

c) Everyone who knows the potential of the Church to bring change and wishes to reinforce it.

d) Anyone who believes in the mandate of the Church to make Jesus present today.

e) Every person of good will who wants to participate in promoting unity, love and peace

through the power of the Spirit that flows from the Risen Lord.

Who will be there?

Father Yvon Pierre the current director of the National Center is the chairman of the Convention.

Most likely Cardinal Chibly Langlois will bring the key message.

Bishop Sansaricq and the entire membership of the National Center’s Convention Committee.

Some experts in various fields such as communication, organizational skills etc.

There will also be moments of intense prayers, adoration of the Blessed Sacrament and masses.

2 Grands Evènements à ne pas Rater.

Une Grande Messe Annuelle
à l’Occasion de la fête Patronale de St. Marc
Vendredi 25 Avril 2014
7:00 p.m. – 8:00 p.m.
à l’église Holy Spirit et Our Lady Help
of Christians Church
Main St et Clinton St. – East Orange, NJ
Célébrant Principal : Bishop Guy Sansaricq et Co-celebrants

&

Un Grand Gala – Dinner Dansant
Vendredi 25 Avril 2014
Cocktail Hour : 8 :30 p.m. with the
New Jersey twoubadou & dj woody
Dinner: 9:00 p.m. – 2 :00 P.M.
St. Demetrious’ Hall
721 Rahway Ave, Union, NJ 07083

Sponsored by SAINT ANNE ET CELITA PROJECTS, INC.

Participation à l’avance : $ 50.00 par personne
Jusqu’au 20 Avril 2014

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Artistes invités: Jocelyne Dorisme
et
Ersnt Vilsaint (vente Signature de son CD) Et Autres

Ttckets are available at the local catholic churches
june’s place restaurant ; Ave Maria Tax
pour plus d’info, appelez au 908-591-9859

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