HOMILY OF THE FOURTH SUNDAY OF EASTER (April 21st, 2013)

HOMILY OF THE FOURTH SUNDAY OF EASTER (April 21st, 2013)

Acts 13, 14, 43-52; Psalm 100; Rv. 7, 14-17; John 10, 27-30.

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                                    By +Guy Sansaricq.

Our hearts are still ringing for joy at the great event of Easter. The second reading of the day shows Jesus in heaven being praised and worshipped by a multitude of celestial beings. He is pictured as equal in majesty to Almighty God. Although bearing the marks of the slain lamb, he receives honor and glory.  How would we not rejoice? He is the victorious Lord; He alone shall we serve!

 

In the same vein, the first reading leads us to Antioch a town located in modern day Turkey. There we see the apostles filled with joy even “when the leading men of the city had stirred up a persecution against them and expelled them from their territory.” The joy of Jesus’ Resurrection had set their souls on fire with irrepressible missionary zeal. Should it not be the same for us too? He alone is the Lord!

In the Gospel, Jesus describes himself as a Shepherd to those who recognize his voice and follow Him. We are thus warned of the necessity for us to “recognize” Jesus’ voice and joyfully respond to his call. No wonder that this Sunday is designated as the “universal day of prayer for vocations!”  The mystery

of Jesus’ death and resurrection should trigger in the hearts of all genuine believers an intense desire for worship and praise. It should also inspire many “to be an instrument of salvation to the ends of the earth.” Let’s pray that many will follow in the footsteps of the Apostles and feel in their hearts the same secret urge of spending their entire lives heralding Jesus as the Light of all nations. Yes, many fiery witnesses are needed to spread his kingdom of love. Let this be our prayer today and always.

HOMÉLIE DU QUATRIÈME DIMANCHE DE PAQUES (21 Avril,2013)

Actes 13, 430-52; Psaume 100; Apocalypse 7, 14-17; Jean 10, 27=30

Par +Guy Sansaricq.

Ce dimanche s’appelle: Journée universelle de prière pour les vocations. Ce thème est bien mis en lumière par les lectures du jour. Penchons nous d’abord sur l’Évangile où Jésus se décrit comme le Pasteur dont la voix est bien connue par ses brebis dociles. Aujourd’hui encore nous devons apprendre à reconnaître la voix du Seigneur et marcher joyeusement à sa suite. Que les jeunes d’aujourd’hui n’hésitent pas à le suivre inconditionnellement. Que personne ne se ferme l’oreille quand Jesus appelle!

 

La première lecture nous conduit à Antioche. Là nous voyons les Apôtres annoncer l’Évangile avec force et joie. Même en face des outrages qu’ils reçoivent (on les chasse de la ville) ils se réjouissent.

Le monde présent a besoin de témoins au cœur de feu, pour témoigner de Jésus dans les rues de nos grandes villes modernes. Jésus est la lumière des nations. Qu’il ne manque pas de voix à le proclamer.

La seconde lecture nous ouvre une fenêtre sur ce qui se passe dans les cieux après la Résurrection. Nous voyons un nombre incalculable d’êtres célestes vêtus de blanc venant de toutes les nations, races et peuples rendre à Jésus, décrit comme l’Agneau Immolé, un hommage égal à celui qui est dû au Père Eternel. Jésus est présenté  assis sur le trône de la majesté. Serions-nous les seuls à ne pas le suivre?

Prions assidûment pour que nombreux soient ceux et celles qui consacreront leur vie entière au service exclusif du Royaume Nouveau. Jésus est LA LUMIÈRE DES NATIONS ET LE SAUVEUR DU MONDE. Aucun nom n’existe sur terre par lequel nous puissions être sauvés. Que nous le proclamions sans arrêt!   

 Prions donc avec insistance pour que se multiplient les vocations dans le monde entier.

Monseigneur Guy Sansaricq

Les Défis de Radio  Télé Solidarité

 

Cette semaine nous voulons vous fournir quelques informations sur le récent projet de Radio Télé Solidarité du Centre National de l’Apostolat HAITIEN, un projet qui représente un réel défi pour nous. Nous voulons ajouter des images télévisées à nos émissions de Radio.

 

Monseigneur Guy Sansaricq, directeur du bulletin de la radio Télé Solidarité continue à faire de son mieux pour que le bulletin hebdomadaire de Radio Télé Solidarité soit un instrument efficace d’évangélisation , d’éducation et de conscientisation  pour la vibrante communauté Haïtienne de la Diaspora et également pour les compatriotes vivant en Haiti comme aussi pour nos nombreux amies et amis d’origine diverse.

 

Nous commençons déjà à avoir certaines émissions d’essai comme par exemple  la retransmission en direct de la messe de St Jerome le dimanche de Pâques. Nous commençons aussi à avoir des entretiens télévisés avec certains leaders de la pastorale Haïtienne et du corps professionnel de la communauté Haïtienne et certains leaders de groupes de Jeunes.

 

 

Je dois ajouter que nous commençons à recevoir le soutien financier de quelques personnes, hélas fort peu, qui nous aident à réaliser ce grand rêve. L’un de nos désirs c’est d’arriver  à diffuser une messe en créole chaque dimanche à Télé Solidarité et à produire des programmes spirituels et éducatifs. Mais comme vous le savez cela exige des dépenses élevées. Nous continuons donc à demander  au peuple de Dieu d’être très généreux envers le Centre National. Nous souhaiterions  avoir des amis disposés à organiser des levées de fonds et des gens qui s’engagent à envoyer une donation mensuelle pour la modernisation de Radio Télé Solidarité.

 

Monseigneur Guy Sansaricq et le Père Yvon Pierre, directeur du Centre National comprennent profondément l’importance du soutien de la part de leurs frères prêtres, des religieuses, des diacres, des leaders de groupes de jeunes et des groupes de prière, des leaders du renouveau charismatique des haïtiens d’outre mer, des professionnels de la communauté Haïtienne et de leurs amis pour faire aboutir ce projet à portée nationale. Ils continuent inlassablement à exhorter tout le public à prêter main forte pour permettre à Radio-Télé Solidarité d’accroître son efficacité pour mieux accomplir ses objectifs premiers d’évangélisation et d’éducation.

 

Nous  vous demandons d’être très patients avec nous car qui va lentement arrive sûrement, “Pito nou mize nan rout men nou pote Bon Nouvel.” Nous travaillons chaque jour mais il reste encore beaucoup à faire. Notre équipe de programmation commence déjà à travailler très fort.  Nous encourageons nos experts à utiliser nos antennes pour leurs émissions et à nous aider à offrir des émissions de qualité.

 

Permettez-moi de paraphraser le regretté président Kennedy qui eut à dire: “Toutes les grandes et honorables actions rencontrent de grandes difficultés, mais celles-ci doivent être respectées à leur tour et surmontées avec courage.” Nous devons ajouter que l’opération d’une station de Radio-Télé est une tache très difficile. Si nous avons choisi de nous y mettre c’est pour mieux servir Dieu. En ce millénaire de communication et de mondialisation nous devons nous mettre à la page. Avec l’appui de la grâce de Dieu, nous affrontons tous les défis.

 

Frère Buteau (Brother Tob)

For the National Center

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Challenges of Radio Télé Solidarité

This week we want to update you on the National Center’s recent initiative to add a TV setting to Radio Solidarité, the official broadcasting voice of the National  Center of the Haitian Apostolate. This represents a major challenge to us as can be easily understood.

Bishop Guy Sansaricq, director of the weekly Radio-Bulletin of Radio-Telé Solidarité  continues to try his best to make of the weekly newsletter of Radio Tele Solidarité an instrument of evangelization, education and enlightenment for our large audience comprising the vibrant Haitian community in the Diaspora, the many friends of the Haitian people and also the compatriots in Haiti.

We have already begun to test our abilities with the successful live broadcast of the Mass of St Jerome on Easter Sunday. We also have had some televised interviews with various distinguished guests first among the leaders active in the pastoral field of Haitian ministry and then with a number of Haitian professionals and some youth group leaders.

Some friends , oh! Indeed very few are beginning to promise some financial help. Hopefully these are simply the first raindrops announcing a future bountiful harvest.

Bishop Guy Sansaricq and Father Yvon Pierre, director of the National Center for Haitian Apostolate abroad are eager to get on board their brother priests, the deacons and religious, the leaders of youth groups and prayer groups, the Haitian Charismatics, the professionals of the Haitian community and the many friends of the Haitian people. An all out effort is necessary if we want Radio-Solidarité to achieve its ambitious objective of being a beacon of light to our entire community.

Allow me to quote the late president Kennedy who said: All great and honorable actions are usually meet with great difficulty but these in turn  must be met and overcome with answerable courage . we have to add we choose to have a catholic bulletin radio television not because it is easy for us because it is hard and our goal will  help us to serve better god and ours brothers and sisters in this millennium of communication and globalization. It will help also to organize and measure our best energies and skills and sometimes it is very good to accept challenges

Our progress will be gradual and slow but we firmly trust that we will reach the finish line with God’s grace and your assiduous support.

Brother Tob

For the National Center

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Sister of the Poor
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Sister Marzulie was the guest of Brother Tob on Radio Télé Solidarité on Tuesday, April 16. Sister Marzulie is a leader of women’s struggle  in the Nord-Est Department of Haiti.

The Weekly Bulletin and Radio Télé Solidarité continue to support the brave Haitian women who are the engine, or Poto Mitan, of Haitian society. We deeply admire their courage, their sense of responsibility and their great love for their children.

In the interview, Sister Marzulie painted a very dark picture of the situation of women in the Nord-Est Department, where the vast majority do not have jobs and many are still victims of violence perpetrated by their husbands or boyfriends, because the extreme poverty of these women renders them valueless in the eyes of their men. Wherever there is poverty, Sister Marzulie said, there is violence, and women are always the victims. Another scourge ravaging the people of the Nord-Est Department, Sister Marzulie said sadly, is AIDS.

She spoke of the problems facing young people in Ouanaminthe (Haitian: Wanament or Wanamèt; Spanish: Juana Méndez), a city of 10,000 located in the Nord-Est Department. After high school, many of them have to leave Ouanaminthe for Santo Domingo, to continue their studies or to seek employment. Right now, there seems to be no future for young people in Ouanaminthe. Sister Merzulie said the main problems of that region—as in much of our suffering motherland—are the chronic lack of electricity, drinking water, and jobs. For farmers, the lack of water and rain makes growing and harvesting very difficult.

Sister Marzulie explained that, since here is no work to be found in Ouanaminthe, some people find employment in such services such as banking and customs, and women survive on small businesses. The lack of real jobs helps explain why so many young Haitians end up begging in the streets of the Dominican Republic or falling into the growing prostitution industry there.

It is abundantly clear that no community can make lasting progress in the midst of extreme poverty and a high rate of illiteracy. So education is crucial, if our people are to climb out of their grinding poverty. The pressing questions are these: When will these poor people have the opportunity to live in dignity as human beings? And why Haiti is so poor? Throughout the Bible, God is seen as a defender of the oppressed, and He always hears the cry of the weak. Our goal is not to canonize or romanticize the poor, but rather to encourage the international community’s decision-makers and Haiti’s wealthy elites to do everything in their power to respond to the Gospel message and the will of God, by helping our motherland’s poor to live in the full dignity of human beings.

She concluded by telling us that the Sisters of Saint John accompany at least 50 children living in the streets of the Nord-Est Department and support the women with microcredit and education. The staff of The Weekly Bulletin congratulates Sister Marzulie and her congregation for their closeness to the vulnerable in the Nord-Est Department.

The interview of Sister Merzulie will be broadcast on Radio Télé Solidarité on Sunday April 21, at 2:00 PM.

Frère Buteau (Brother Tob)

For The National Center

  Soeur Marzulie Monpremier , Une sœur des pauvres du Nord’Est

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Soeur Marzulie Monpremier de la Congrégation des Soeurs de St Jean a été la grande invitée de brother Tob à Radio Solidarité le mardi 16 avril 2013. Soeur Marzulie est très heureuse dans la vie religieuse et est l’une des portes paroles et avocate de la Lutte des Femmes du Nord-Est (Haïti).

Le bulletin de Radio Télé Solidarié continue à supporter les vaillantes femmes d’Haïti qui sont des poto mitan de la société haïtienne pour leur courage, leur sens aigu de responsabilité et pour leur grand dévouement pour leurs enfants. Dans son entretien, Soeur Marzulie nous dressa un portrait très sombre de la situation des femmes du Nord- Est où, selon elle, «la grande majorité ne travaillent pas et sont toujours victimes des cas de violence de leurs patenaires ou époux». Ces dernières, «à cause de leur extrême pauvreté, n’ont aucune valeur aux yeux de leur partenaire».

En outre, Soeur Marzulie ajouta que «partout où il y a de la pauvreté, il y a toujours de la violence et les femmes sont toujours les victimes». Elle évoqua que «le problème des jeunes qui, même après leurs études secondaires, ont du laisser Ouanaminthe ou le département du Nord-Est pour aller à Saint Domingue pour poursuivre leurs études ou pour aller chercher du travail. Ces dernies comprennent qu’avec la situation d’extrême pauvreté ils n’ont aucun avenir à Ouanaminthe ou dans le département du Nord-Est».

Rappelons que Ouanaminthe (Wanament ou Wanamèt en créole haïtien; Juana Méndez en espagnol) est une commune haïtienne située à la frontière de la République Dominicaine, dans le département du Nord-Est et l’ arrondissement de Ouanaminthe dont elle est le Chef-lieu. Soeur Marzulie mentionna qu’«il n’y a pas de travail à Ouanaminthe, quelques personnes trouvent du travail dans l’éducation, dans les services de l’État tels que la banque et la douane et les femmes vivent surtout de petit commerce». De plus, «la précarité de la vie à Ounaminthe pousse malheureusement beaucoup de jeunes à aller quémander et à se prostituer en République Dominicaine».

Aucune communauté ne peut progresser dans l’extrême pauvreté et avec un taux élevé d’analphabètes, ainsi l’éducation est l’une des clefs capable d’aider les gens à sortir de leur misère. Cependant, quand  ces pauvres gens auront-ils la chance d’avoir au moins le minimum pour vivre en toute dignité comme des êtres humains? Dieu, à travers toute la Bible est perçu comme le défenseur des opprimés, celui qui entend toujours le cri des faibles. Notre but ce n’est donc pas de canoniser les pauvres ni de leur enseigner la résignation, mais plutôt d’encourager les grands décideurs de la communauté internationale et la classe possédante d’Haïti à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour aider les pauvres de notre  pays à mieux vivre et à comprendre que leur situation ne répond pas à la volonté de Dieu.

Enfin, Soeur Marzulie continua pour nous dire que «le sida continue à ravager la population du Nord- Est, les jeunes comme les adultes, et les hommes bien souvent ont au moins 3 à 4 femmes». Sans oublier de mentionner que «les paysans vivent une année très difficile à cause de la sécheresse». Entre temps, «les soeurs de Saint Jean accompagnent au moins 50 enfants qui vivent dans les rues du Nord-Est et les organisations de femme dans leur projet de micro crédit et d’éducation».

Le personnel du Bulletin du Centre National félicite Soeur Marzulie et sa Congrégation pour leur grande proximité avec les plus faibles du département du Nord-Est. Dieu vous le rendra au Centuple.

Brother Tob

Pour le Centre National

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Entrevue avec le Père Moises Charles

Pere Charles

 

Le Père Moise Charles est un prêtre de la congrégation des pères Dominicains, il est le directeur fondateur de la fondation Montesimos. Je suis très heureux d’avoir un entretien avec lui pour les lectrices et les lecteurs du bulletin  du centre national  de l’Apostolat Haitien à l’’etranger

Bonjour Père Charles

Bonjour Brother Tob

 

 

1)    Parlez- nous de votre ville natale et de votre itinéraire spirituel ?

Je n’aime pas trop parler de moi. Mais comme vous me le demandez, je le fais pour combler peut être l’attente des lecteurs, ceux et celles qui ne me connaissent pas encore.

Je suis né à Deschapelles, une section rurale de la commune des Verrettes. Je suis issud’une famille catholique engagée. Mon père était sacristain responsable de la chapelle de Deschapelles. Mes grands parents maternels étaient aussi de fidèles laïcs engagés dans différents mouvements de l’église en particulier le groupe de sainte famille. La maison de mes parents était une véritable petite église. On se rassemblait le matin et le soir pour prier. Pourquoi je parle de ma famille comme une petite église ? C’est parce que non seulement la famille était nombreuse : sept enfants mais aussi  la maison deDeschapelles était aussi la maison de ceux et celles qui sortaient de loin pour se faire soigner à l’hôpital Albert Schweitzer. Quand j’étais enfant, c’était l’hôpital de référence en Haïti et tout le monde venait à Deschapelles.

Je suis issu d’une paroisse dominicaine. J’ai été baptisé par un frère dominicain qui s’appelait le père Pierre Etienne Salvetti. Je suis encore très admiratif du travail réalisé par la première équipe des frères dominicains arrivés en Haïti en 1971, quatre ans avant ma naissance à Deschapelles, le 18 janvier 1975.

J’ai pris la décision de devenir prêtre dès l’âge de 10 ans. Je suis rentré l’année suivante à 11 ans au Petit Séminaire Jean Paul II des Gonaïves pour terminer au Petit séminaire collège saint Martial de Port-au-Prince. Après mes études classiques, je me suis posé pas mal de questions. J’ai donc décidé de ne pas aller au Grand Séminaire de Port-au-Prince. Le problème est que je ne savais pas trop ce que je voulais faire. La vie religieuse m’attirait alors que je me suis trouvé dans un petit séminaire diocésain.

Il m’a fallu prendre du recul pendant quatre ans pour faire une double expérience : expérience d’études universitaires et expérience de travail. J’ai donc étudié la Sociologie pendant quatre ans à la Faculté d’Ethnologie de l’Université d’Etat d’Haïti et j’ai aussi travaillé pendant ces quatre ans au Collège saint Antoine de Padoue de Port-au-Prince et au Collège Immaculée de Marie. J’ai été aussi responsable du groupe sainte Famille jeune de la paroisse de saint Antoine et de la bibliothèque d’EtzerVilaire de cette même paroisse.

Après cette expérience de travail et d’études universitaires, j’ai découvert ma vocation dominicaine après un temps de cheminement. Je suis parti pour la République dominicaine pour mon année de noviciat en août 1999. Après le noviciat, j’ai été admis à poursuivre des études de philosophie (à Santo Domingo) et de Théologie (4 ans à Toulouse et deux ans à Lyon(France). J’ai été ordonné prêtre le 1er juillet 2006 à Toulouse et rentré en Haïti, deux ans après mes études complémentaires à Lyon,

soit le 20 octobre 2008. Depuis, je travaille comme professeur de grec, d’hébreu et de Bible au Grand Séminaire, à l’Université Notre Dame et au Ciffor et comme aumônier des enfants pauvres de Port-au-Prince.

 

2)    Quels ont été les grands moments de votre vie d’étudiant à Toulouse et à Lyon ?

Je n’ai pas de la nostalgie mais j’ai été très marqué par mes années en France. A Toulouse, comme étudiant en théologie, j’ai été responsable de la catéchèse dans une école primaire et secondaire, école sainte Marie des Ursulines et j’ai été aussi aumônier d’un groupe qui s’appelle Ecclesiola. La formation théologique des catéchètes et des élèves à l’école et l’accompagnement de ce groupe de prière ont été pour moi des moments très forts. La vie dominicaine à Toulouse est soutenue par une très belle liturgie. Après avoir quitté le Couvent pour une tournée pastorale, on se replonge de nouveau dans cette belle liturgie pour se ressourcer et reprendre de la force.Pour moi, la vie dominicaine est avant tout un va et vient constant entre le couvent et des activités apostoliques : on parle à Dieu moyennant une liturgie soignée et on sort pour parler de Dieu à travers mes différentes activités apostoliques.

Pendant mes études à Lyon, j’ai pu mettre sur pied à Marseille, une autre ville de France, un groupe d’haïtiens.  Ce groupe existe encore. L’idée était de se réunir une fois par mois pour la célébration eucharistique en créole. Le samedi soir, on faisait de la porte à porte pour prier et parler de l’évangile du dimanche avec quelques familles catholiques ou protestantes.

3)    Pourriez-vous nous dresser un bref portrait de la congrégation des Pères Dominicains en Haïti ?

Depuis plus d’n an, les Frères Dominicains sont  à Puits Blain (Delmas 75 prolongée, à proximité de la route des Frères). Je parle de frères et non pas de prêtres parce que saint Dominique a toujours voulu qu’on nous appelle frères. Nous sommes avant des frères prêcheurs qui annoncent le Christ.

Dans cette communauté à Puits Blain, nous sommes neuf frères dont un coopérateur et huit prêtres. Parmi les frères, il y en a qui ne sont pas prêtres. On les appelle frères coopérateurs. La vie des frères est rythmée par des activités apostoliques et la vie liturgique (les laudes, la messe et les vêpres) ouverte au public. Des gens qui vivent à proximité de notre couvent viennent prier tous les jours avec la communauté. Le dimanche notre église est remplie et on cherche déjà à construire une église beaucoup plus grande et un couvent beaucoup plus grand pour accueillir d’autres jeunes haïtiens qui veulent s’engager dans la vie religieuse à la manière de saint Dominique pour devenir frères prêcheursde la Bonne Nouvelle du Christ.

La communauté aura un supérieur bientôt et son rôle sera avant tout de faire vivre le couvent en cherchant des fonds notamment pour la construction de l’église et du couvent.

4)    Quels sont les grands défis des Pères Dominicains en Haïti ?

Le grand défi des Pères Dominicains en Haïti c’est à mon sens le vivre ensemble et le faire vivre ensemble. « Vivre ensemble », c’est cela la vocation dominicaine. La vie de l’autre doit m’intéresser. Il est mon frère. Je suis responsable de sa vie spirituelle aussi. Notre vie liturgique se vit en communauté et non pas chacun dans son petit coin à lui. Certes, il y a la prière personnelle mais elle prend sa source dans cette prière communautaire.

Le vivre ensemble suppose qu’on tienne compte de l’autre dans tout. Les chapitres conventuels sont un espace pour non seulement réfléchir ensemble mais aussi pour partager les grands moments de nos différents apostolats. Notre vie communautaire est et doit être plutôt un moyen d’évangélisation. A l’instar de la première communauté chrétienne, on est appelé à évangéliser par notre style de vie et c’est ce que j’appelle le « faire vivre ensemble».

On dit souvent que les haïtiens ne peuvent pas vivre ensemble. Ils ne peuvent pas avoir des projets communs. Sans  souscrire à cette affirmation, je pense que le grand défi c’est d’offrir l’espace conventuel comme un lieu de dialogue, de réflexion, lieu où on peut penser ensemble pour trouver des solutions  pour le plus grand bien de tous.

 

5)    Parlez-nous de Titanyen tout en mettant l’accent sur ses problèmes et ses défis

Titanyen est une zone très pauvre qui évoque la terreur et la peur. Le criminel dictateur François Duvalier y jetait les cadavres de ses opposants politiques. Des fosses communes ont été creusées pour les victimes du tremblement de terre et de l’épidémie du choléra. C’est une zone de mort qui est en train de devenir une zone de vie. Beaucoup de gens viennent y vivre après ce terrible tremblement de terre qui a causé pas mal de dégâts et de pertes en vies humaines.

La pauvreté bat son plein. La déforestation est un véritable problème. Pas d’électricité et d’eau potable. Cette zone se situe à 15 kms du centre de Port-au-Prince mais est totalement abandonnée. Mission de l’Espoir fait un très bon travail de distribution de la nourriture à quelques personnes mais, hélas, cela est loin d’être suffisant. Beaucoup de personnes viennent de temps à autre à la Fondation Montesinos pour demander de la nourriture et de l’argent pour aller se faire soigner à tel ou tel hôpital. Je suis incapable de donner satisfaction à ces pauvres gens puisqu’il s’agit pour nous de prendre soin avant tout des 85 enfants qui nous ont été confiés. Mais alors, que faire ? Comment aider ces pauvres familles qui vivent dans l’extrême pauvreté à Titanyen à vivre dans la dignité ? Comment contribuer à résoudre le problème de la déforestation ?Comment aider ces gens à sortir de leurs tentes et avoir une maison confortable pour se protéger de cette saison pluvieuse qui s’annonce ? Autant de défis qui me font souffrir puisque je ne vois encore très bien comment on peut les relever.

 

6)    Pourriez- vous nous parler de la Fondation Montesinos ?

Il s’agit d’un apostolat avant tout auprès des enfants abandonnés vivant dans les rues de Port-au-Prince. Les Frères Dominicains en Haïti ne doivent pas se contenter de prêcher uniquement par la parole. Il faut à mon sens prêcher par des actions concrètes en proposant de possibles solutions à des situations qui ne sont pas du tout chrétiennes. Dans le cadre de nos actions, on propose trois types d’activités écologiques à nos enfants :le reboisement (on plante en priorité d’arbres fruitiers) sur notre propriété d’abord et ensuite dans d’autres espaces – la promotion de l’énergie solaire (on en a fabriqué quelques fours solaires durant quelques camps d’été que nous avons organisés pour des enfants abandonnés) – le recyclage des déchets.

 

Pourquoi Montesinos ? Montesinos c’était un frère dominicain qui a vécu au XVIe siècle dans la partie orientale de l’île  et qui a pris la défense des indiens taïnos. Dans sa fameuse homélie du 21 décembre 1511, il s’est demandé : « et ceux-ci ne sont-ils pas des hommes ?  Avec quel droit êtes-vous en train de maltraiter ce peuple ? Vous allez tous périr en enfer si vous continuez d’agir de la sorte ». Il a donc travaillé pour la justice des plus petits, des plus méprisés. La fondation qui porte son nom à Titanyenveut aussi atteindre cet objectif- là à savoir travailler pour rendre justice aux enfants abandonnés vivant dans les rues.

La Fondation Montesinos peut se présenter comme un grand ensemble qui contient quatre éléments :

1)    Le Foyer écologique Pierre Salvetti (FEPS) qui compte actuellement 85 enfants qui y vivent en permanence. Certains ont perdu leurs parents pendant le séisme du 12 janvier 2010. D’autres ont connu la prison. La mission du Foyer est de donner une véritable formation intellectuelle, humaine et religieuse aux enfants pour qu’ils puissent devenir de véritables citoyens responsables et honnêtes.

2)    L’Institution Saint Dominique (ISD) : cette école fonctionne en double vacation. Le matin, on reçoit les enfants du Foyer et des enfants vivant à proximité du Foyer et qui n’ont pas la possibilité d’aller à l’école. Actuellement, notre école compte 202 enfants. L’après- midi, on reçoit des adultes et des jeunes du village qui n’ont jamais été à l’école ou qui ont discontinué leurs études. Cette école fonctionne de 3h à 8h du soir.

3)    Le Centre Polytechnique saint Joseph (CEPS) : Il s’agit d’une école professionnelle mise sur pied pour la formation professionnelle des enfants du Foyer et des jeunes désœuvrés du quartier. On y enseigne actuellement la maçonnerie, l’électricité, la plomberie et la ménuiserie.

4)    Des projets générateurs de revenus tels que l’agriculture et l’élevage : Ces projets visent la pérennisation de l’œuvre. Il faut pouvoir fonctionner si on ne trouve pas d’aides. L’autonomie financière du centre est importante pour sa pérennisation. Pour l’instant, il est impossible de fonctionner sans recevoir d’aides. Mais pour l’avenir on compte développer des projets d’agriculture et d’élevage de vaches, de chèvres et de porcs au profit des enfants du Foyer et de l’école.

 

7)    Racontez- nous l’histoire de cette fondation. Comment êtes-vous  arrivé à créer une telle œuvre ?

                                  

A mon retour en Haïti le 20 octobre 2008, j’ai été particulièrement frappé par deux choses : le déboisement de nos montagnes et le nombre d’enfants déambulant à travers les rues de Port-au-Prince. En effet, en atterrissant à Port-au-Prince, on voit bien le contraste entre la République dominicaine et Haïti. D’un côté, c’est tout verdoyant. De l’autre, c’est totalement déboisé. N’ayant pas de boulot, les gens se livrent à cette activité économique rentable. Le drame est que le déboisement est loin supérieur au reboisement.

En quittant l’aéroport pour se diriger vers ma maison d’accueil, j’ai été frappé par le nombre d’enfants dans les rues. Je savais qu’il y avait des enfants qui traînaient par ci par là dans les coins et recoins de la capitale d’Haïti. Mais, ce qui a attiré mon attention, c’est la présence massive des petites filles. Depuis le jour de mon arrivée, je réfléchissais sur un véritable travail apostolique auprès de ces enfants. Tout a commencé pour moi quand le supérieur des Petits frères de sainte Thérèse m’a proposé d’être l’aumônier de sa communauté. Après une messe célébrée, un des petits frères m’a demandé si je voulais bien l’aider à accompagner un groupe d’enfants très pauvres et violents, pour la plupart. Je n’ai  pas hésité à lui donner une réponse favorable. C’était l’occasion pour moi de me lancer dans ce type d’apostolat : l’accompagnement des enfants des rues.

Si j’ai accepté, en dépit de mes différentes responsabilités, c’est pour proposer une activité utile aux enfants. Dès le début du groupe, un cours de théâtre a été proposé. Les enfants de Rivière-Froide en ont bien profité puisque nous sommes arrivés à présenter plusieurs spectacles dans une paroisse et deux écoles. Notre premier spectacle reste gravé dans notre mémoire puisque en ce spectacle était présent un aveugle que j’ai rencontré dans les rues de Port-au-Prince. Cet aveugle joue de la guitare pour gagner sa vie. Dans son chant, il évoquait, il chantait les différents malheurs qu’Haïti a connus, les différentes difficultés qui ont frappé Haïti : les inondations et l’effondrement d’une école à Pétionville et il en conclut que pour toutes ces raisons on ne pouvait pas fêter Noël en Haïti. Il invitait dans son chant les familles qui pouvaient fêter Noël à penser aux familles qui ne le pouvaient pas et il concluait son chant en invitant toute la population haïtienne à s’associer pour un véritable programme de reboisement. C’est pourquoi je ne pouvais pas m’empêcher de m’approcher de lui pour  l’inviter à venir fêter Noël avec nos quelques enfants de Rivière-Froide. Le 25 décembre 2008, fidèle au rendez- vous, l’aveugle s’est présenté à notre église de Rivière Froide. En guise d’homélie, je lui ai demandé d’interpréter son chant pour les fidèles. Emotion dans toute l’église ! Un aveugle qui voit bien des choses que d’autres avec leurs deux yeux ne voient pas.

Nous avons pris après la messe notre repas avec tous les enfants et avec l’aveugle et ce qui était intéressant c’est qu’à chaque question d’un enfant, il répondait par un chant. Par la suite, nous avons fait d’autres spectacles, les gens ont été souvent touchés non seulement pas sa dextérité et sa voix éclatante mais aussi par la profondeur de ses propos.

8)    Pour les gens qui voulaient soutenir votre fondation, comment pourraient-ils le faire ?

On peut nous aider de deux façons, soit directement ou indirectement. Pour nous aider directement, il faut faire tout simplement un virement bancaire sur le compte de la Fondation que voici:

« Fondation Montesinos

Swift : SOGHHTPP

N° du compte : 11-1105-252-6

Banque : Sogebank

Adresse : Route de Delmas-

BP 1315 – Port-au-Prince – Haïti

On peut aussi aider indirectement en envoyant un chèque au couvent des Pères Dominicains de Miami. Ce chèque doit être libellé à l’ordre de « Fondation Montesinos » et envoyé à l’adresse suivante :

Father Eduardo Logiste Félix op

Saint Dominic Church and Priory

5909 NW 7th Street

Miami, Fl 33126

 

 

 

Contactsdes responsables de la Fondation en Haïti :

 

Fr. Charles-Junior MOÏSE op, président fondateur ;  moytchali@yahoo.es

Fr. Andrés MUNOZ, op. Directeur général ; andros75@gmail.com

Fr. Hector Fabio DUQUE, op. Directeur pédagogique; hectorfab257@gmail.com

Merci Père Charles d’avoir accepté de repondre à mes questions

Frère Buteau (Brother Tob)

Pour le Centre National

The Clothesline Project at St. John’s University- The promotion of non-violence towards women

Ketienne

Ketienne Telemaque, Administrator and Campus Minister

at St. John’s University- Queens Campus.

This past week, beginning on Monday, April 9, 2013, St. John’s University hosted their Sixth Annual Clothesline Project. Over the past years, the Clothesline Project has served to bring about awareness to the campus community surrounding violence against women. The Clothesline Project is a national organization seeking to support women who have experienced violence and abuse in their lives. The program is a tool for victims to express their emotions surrounding the issue by decorating a shirt to be hung on a clothesline and viewed by members of the community. This week, students were asked to speak up about their experiences with this issue, whether it was through a friend, relative, loved one, or even those whom they do not know. The students were challenged and called to action, so that the numbers of people personally touched by violence in their lives diminishes. The students, faculty and administrators that collaborated to bring this project to life actively engaged their campus through events, tee-shirt making, speakers, advocacy, and closing prayer ceremony. At the culmination of the week, the prayer ceremony served as an opportunity to unite all of the people who worked arduously on behalf of those who experience violence and offer them hope through prayer. The Catholic identity of St. John’s University offered a foundation for a week where we were asked to reflect on something very troublesome and tragic. Through prayer and reflection students were able to bring some closure to the advocacy that they had participated in. In closing, a member of the administration, Marilena Minucci, Assistant Director of Wellness education offered a personal reflection on her experience with violence and her commitment to The Clothesline Project. Her story is captured in the words below…

Clothesline Project Reflection- St John’s University

April 12, 2013

By Marilena Minucci

A month or so ago, in a small city in which I used to live, in a neighborhood in which I used to walk late at night with no concern, a young girl and her mother were taken by an assailant in a parking lot at knifepoint on their way out of the girl’s dance class. They were forced into a car. The 10-year old was raped while her mother was tied up and forced to watch. This mother, a librarian at a local school, was then stabbed to death while her daughter watched. This brave young girl managed to escape in those last moments of her mother’s life and flagged down help.

But it was too late.

It is on their behalf that I offer this reflection today.

These shirts give voice. They have been speaking to us for years now. We have watched them grow in number. On the one han, it is gratifying to see we have created an opportunity for more people to speak out. On the other hand, it is sad to know there is still an ever present need. Either way, as they grow in number, these shirts become more deeply woven into the tapestry of the St Johns community, winding now more than half way around this great campus.

They speak for the silent suffering… of those who, themselves, experienced this pain… and of those whose pain has been

-in the witnessing,

-in the watching, and

-in having to live with the scars of what happened to their loved ones for the rest of their lives.

On this last day of this week’s observance, I will ask YOU now to pause and reflect yourselves.

As we are a community dedicated to learning, I ask you….

-What did you learn and experience this week?

-What did you come to have a deeper understanding about?

As we are a community dedicated to serving others, I ask you…..

-How has your compassion grown this week?

-Did you see openings for yourself to stand up, to support, or to speak out?

As we are a community dedicated to faith, I ask you….

-Did you find meaning and connection here?

-Was there a path for you to hope there is grace and even forgiveness available for everyone?

-Could you choose to believe in the power of humanity to grow and evolve?

Once we read these shirts, we become part of the story.  It is no longer us or them. As long as one of us is a victim, we all are victimized and there is still work to be done.

We are now given the choice to box away these stories or to take them and carry them in our hearts where we can listen beyond the words.

Every day on this campus, and in our lives, we walk past people who are victims of violence and we don’t know it or sense it. It may not be written on their faces or on the clothes they wear.  But it still has an unseen impact on us like a ripple effect.

This clothesline is an illustration of that. The first shirt is connected to the last… and each shirt in between adds to a chorus of voices that cannot help but slow you down and draw you in as you walk past them.

Each shirt may represent a different story but the all tell the same tale.

What would these victims tell us if they could? What would their message to us be?

I think quite simply: To persevere and to stand for what we believe is right. And mostly for each one of us to treasure the gift of life and to love and respect each other and most of all ourselves and to tolerate nothing less.

I have learned in my darkest moments that there is always light if we can just remember to look for it and to let it in. There is always a way to put one foot in front of the next but we need to remember how. It is like learning to walk again and to do it alone can be excruciating.

To have the love and support of others is how we can remember that there is still a reason to move on. This clothesline offers just such a reason. By this very loving act, we make room for the pain and become witnesses for those whose truth needs to be heard.

So as we put away these shirts, let us not put away what we have learned, and the healing that has happened in these days. Let us not forget our promises to take action, to step up, to volunteer, to listen and to be a witness.

However you have felt moved to share your voice and vision through your particular gifts, offer them up so that someone nearer than you think does not become the subject of a t-shirt on next year’s clothesline.

Let us instead go out now into the world and continue to tell the story, to bear witness, to promote peace and personal dignity for everyone who touches our lives.

Marilena’s words inspire us to continue to work hard, and support those who are in their moment of distress. Furthermore they challenge us to think, help us to recognize the universality of this cause, and most of all to consider the important role that we play in ensuring the human dignity of our brothers and sisters is upheld.

Cap Haitien : Entretien avec Monseigneur Jacques Marie

Dans le souci de Radio Télé solidarité de continuer  à développer sa chaîne de Solidarité avec le réseau des radios Catholiques d’Haiti, Monseigneur Jacques Marie, directeur de la radio Ave Maria et curé de la  paroisse de la Cathédrale de l’archidiocèse du Cap HAITIEN fut l’invité spécial de Brother Tob à radio Télé Solidarité le Jeudi 18 Avril 2013

Le personnel de Radio Télé Solidarité continue à croire que la solidarité entre les radios catholiques est un impératif du millennium et une opportunité  pour notre mère l’église Catholique de mieux propager le message du Christ qui a donné sa vie pour libérer les opprimés  et pour annoncer aux pauvres de ce monde que le Dieu d’amour continue à entendre leur cri et que leur Délivrance est très proche.

Rappelons que Monseigneur Jacques Marie est originaire du Cap HAITIEN et qu’il est prêtre depuis 28 ans.  Il est responsable des affaires sociales dans l’archidiocèse du Cap HAITIEN c’est ce qui explique qu’il a assume avec grande joie son rôle de directeur de Radio Ave Maria. Il nous parla cette station qui diffuse  24 sur 24 des émissions de nature religieuse et sociale.

Monseigneur Jean Marie nous dit qu’II  célèbre 5 messes chaque fin de  semaine à la cathédrale du Cap HAITIEN où i l accueille entre 2000 et 3000 personnes baptisées dans la foi catholique. Il mentionna que la toiture de la cathédrale est en mauvais état et il continue à attendre après deux ans le résultat de l’enquête sur  l’acte de vandalisme   dont la Cathédrale du Cap HAITIEN a é té victime.

.

Il mit l’accent sur les jeunes qui sont très nombreux dans la ville du Cap et qui sont très inquiets pour leur avenir. Il ajouta que beaucoup de gens crèvent de faim car les emplois sont rares. Cette situation déplorable cause un grand malaise dans la ville.

Enfin il nous fit savoir que Radio Ave Maria aura à célébrer son 60ème anniversaire au mois de décembre 2013. Elle est considérée comme la doyenne des radios Catholiques d’ Haiti. Le C entre National continue à encourager le peuple des Baptisés à soutenir les radios Catholiques d’ Haiti. L’entretien de Monseigneur Jacques Marie sera diffus é sur les antennes de Radio solidarité le Dimanche 21 avril à 4:45Pm.

Frère Buteau (Brother Tob)

Pour le Centre National

Cap Haitien : Interview with Monsignor Jacques Marie

Monsignor Jacques-Marie, Pastor of the Cathedral of Cap-HAITIEN and Director of the archdiocesan Radio of that city was the special guest of Brother Tob at Radio Tele Solidarite. This interview is very much in line with the objective of Radio Tele Solidarite to keep permanent contact with all the Catholic Radios of Haiti. The staff of Radio TV Solidarité continues to believe that solidarity among Catholic radio is a  big challenge of this  Millennium and an opportunity  for our mother the Catholic Church to better spread the message of Christ who gave his life to free the oppressed , to announce the good news to the poor of this world and to assure them that the God of love continues to hear their cry .

Monsignor Jacques Marie is from Cap Haitien and has been a priest for 28 years . He is the business administrator of the Archdiocese and at the same time assumes with joy the challenge of being the Director of Radio Ave Maria the Radio Station of the Archdiocese. Ave Maria Radio  broadcasts 24 of 24

offering to its listeners various programs of religious, social and informative nature. Monsignor  Jean Marie told us that He says five Masses every weekend at the Cathedral of Cap Haitien where he welcomes between 2,000 and 3,000 baptized Catholics. He mentioned that the roof of the cathedral is in need of urgent repairs. Two years ago the Cathedral was vandalized yet, the investigation that was initiated then was never completed.

He emphasized that there are many young people in the city. Yet, employment is scarce. As a result, There is a climate of concern for the future. Many people are starving . This situation is the talk of the town.

Finally he reminded us that Radio Ave Maria which boasts of being the oldest Catholic Radio in Haiti,  will celebrate its 60th anniversary in December 2013 . The National Center continues to encourage people to support the Catholics radio stations of Haiti.  The interview of Monsignor Jacques Marie will be broadcast at Radio Solidarité on  Sunday, April 21 at 4:45 Pm.

Brother Buteau

 

Merci Père Desinor et Monseigneur Aris

Pere Desinor

Père  Jean Desinor

Le Centre National de l’Apostolat HAITIEN à l’’étranger tient à remercier le Père Jean Desinor directeur de Radio Télé Soleil et Porte Parole de l’archidiocèse de Port-au-Prince pour sa grande disponibilité au cours de la semaine, concernant le décès de Son excellence Monseigneur Francois Wolf f Ligondé, l’archevêque émérite de Port-au-Prince.

Rappelons que grâce à la magie de la télécommunication, à l’autoroute électronique  de l’information et au grand esprit de collaboration du Père Desinor, Radio Télé solidarité est en mesure d’informer ses fidèles auditeurs et auditrices  des dernières nouvelles religieuses de l’Église Catholique d’ Haiti en moins de 6 heures. On doit ajouter que le Père Desinor a envoyé une copie de la messe funéraire de Mgr Ligondé  ainsi qu’ une émission spécial e réalisée par Monseigneur Patrick Aris, chancelier diocésain et l’un des grands intellectuels de cet archidiocèse et l’un des prêtres de la dernière promotion ordonnée par Monseigneur Ligondé . L’ é mission spécial e   sera diffusé e à Radio Solidarité à 3:00 PM et la messe funéraire à 5:00 pm  Monseigneur Aris est reput é au sein de l’Église  comme un rude travailleur efficace et consciencieux.

Monseigneur Guy Sansaricq, directeur de radio Télé solidarité et le Père Yvon Pierre directeur du Centre National  remercient profondément le Père Desinor pour sa grande solidarité avec Radio Télé Solidarité et Monseigneur Aris pour ses é missions de qualité.

Frère Tob

Pour le Centre National

Thank You Father Desinor and Monsignor Aris

Mgr Aris

Monsignor Aris

The National Center for Haitian Apostolate thank s Father Jean Desinor Director of Radio Télé Soleil  and Spokesperson of the Archdiocese of Port-au-Prince for his availability for interviews  during the week of His Excellency Monsignor Francois Wolf f Ligondé ’s departure from this world. Archbishop   Emeritus Ligonde of Port-au-Prince passed away on April 8 th in the capital city of Haiti.

T hanks to the magic of telecommunication, the electronic highway of  information and the magnificent collaborative spirit of Father Desinor , Radio TV Solidarité is able to promptly inform its loyal listeners of the latest religious news of the Catholic church in Haiti . Father Desinor sent us a copy of the funeral Mass of Archbishop Ligondé and the special talk show realized by Monsignor Patrick Aris , Diocesan Chancellor and  one of the last priests ordained by Archbishop Ligondé .  The Special talk show will be aired a t Radio Solidarity at 3:00 PM and the Funeral Mass at 5:00 pm . Monsignor Aris is known within the Church as a an efficient and diligent clergyman.

Monsignor Guy Sansaricq, director of Radio Television solidarite  and Father Yvon Pierre , director of The National center thank Father Desinor for his tremendous support to the ministry of  Solidarity Radio TV . The  thank as well Msgr. Aris for his valuable transmissions that we happily share with our listeners.

Brother Tob

For The National Center

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